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Appel à la mobilisation : Les Z’handi en Colère montent à Paris !

TractPaysage-1Handi-Social, le CLHEE, et le Collectif de lutte anti-capacitiste (CLAC) appellent à se mobiliser pour nos droits, la désinstitutionnalisation, l’abolition du modèle médical du handicap et des normes (neuro)capacitistes-validistes et productivistes nous excluant!

Tous et toutes le 9 mars 2019 au FORUM DES HALLES, 75001 PARIS, Châtelet-les-Halles, Porte Lescot le 09 mars à 14h00. La ligne 14 est accessible.

Mot d’ordre et revendications :

-Parce que nous voulons en finir avec le modèle médical du handicap, qui fait de nous des objets de soins !
-Parce que nous voulons en finir avec le système capacitiste-validiste de notre société, qui nous exclue !
-Parce que nous voulons en finir avec la ségrégation et la violation des droits humains en institution* !
-Parce que nous voulons un modèle social du handicap, afin d’être considéré·e·s en tant que sujets de droits ! Nous exigeons le respect strict de la Convention des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU !
-Parce que nous voulons d’une société qui inclue réellement l’humain dans sa diversité. Nous exigeons la suppression de toute norme pensée sur un modèle de capacités et de performances !
-Parce que nous voulons en finir avec le capitalisme et les politiques réactionnaires qui organisent notre dépendance et notre précarité avec la complicité d’associations gestionnaires qui confisquent notre parole.
-Et parce que nous voulons la désinstitutionnalisation, pierre fondatrice de la lutte contre les discriminations fondées sur des incapacités. Nous exigeons tous les moyens nous permettant d’accéder à une vie autonome, pour toutes et tous !

RIEN POUR NOUS SANS NOUS

Télécharger en cliquant le flyer de la mobilisation à diffuser

Accessibilité :

Pensez à concevoir des pancartes, textes, banderoles sur l’autisme et prenez vos moyens de communication augmentés et alternatifs, tissus pour s’asseoir par terre. Et protégez vous (vos stimmers, casque, boules quies, lunettes de soleil) !

Le Forum des Halles est accessible par le METRO Ligne 14 (accessible en fauteuil roulant) Arrêt « CHÂTELET ». Vous pouvez ensuite rejoindre le Forum en empruntant la rue des Halles jusqu’à la porte Lescot.

Plan :

-Depuis le RER  les halles ou le métro châtelet les halles (ligne1, 4 , 7, 11, 14 accessible) prendre la rue des Halles, la rue Pierre Lescot pour se rendre devant la porte Lescot (entrée du dôme des halles) près de place de la Fontaine des innocents

*comme l’a souligné la rapporteure de l’ONU en visite en France

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autisme, école inclusive

« AESH, c’est de moins en moins un métier », la colère d’Emma, AESH depuis 4 ans. 

Alors que le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a fait voter dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2019 une modification dans le recrutement des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), la colère monte dans les rangs de ces membres indispensables de la communauté scolaire: non reconnaissance du métier, incohérence des directives, contrats toujours aussi précaires… Emma, AESH depuis 4 ans, nous a livré son témoignage. 

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Des enfants « à besoins particuliers », Emma en a suivi plus d’un en 4 ans:  TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyper-activité), syndrome de Cornelia de Lange, autisme… Avec un bac + 3, une expérience diversifiée, une formation au handicap ainsi qu’à l’autisme, et surtout l’empathie dont elle semble faire preuve à l’égard des enfants, Emma a tout de l’AESH idéale. Et pourtant, elle claquera bientôt, comme certains de ses collègues , la porte de l’Education Nationale. 

Après deux années sous le statut d’AVS, on a proposé à Emma de signer un contrat d’AESH « On m’a expliqué que ce statut avait vocation à me protéger, et qu’avec ce contrat, on ne pourrait pas me faire faire d’autres tâches que ce pourquoi j’avais été recrutée et formée » . Emma a donc signé, après quelques hésitations. Finalement, c’est double peine pour la jeune philanthrope, qui voit son salaire diminuer de manière significative, et qui reste, au sein de son école, une variable d’ajustement du manque de personnel. En effet, les enseignants privés du soutien qu’apporteraient par exemple des EVS, confient à l’AESH des tâches qui n’ont rien à voir avec sa formation ou avec le contrat initial: tâches administratives, garde d’une classe pendant plusieurs heures, « j’ai même du changer une petite fille qui s’était fait pipi dessus, seule, parce qu’on ne pouvait pas faire autrement ». Une situation qui agace d’autant plus Emma que certains élèves, qui auraient besoin de son soutien, ne sont toujours pas notifiés   . 

Aujourd’hui, Emma prépare son départ «  Je ne pars pas maintenant, pour les enfants, mais je suis tellement en colère que si je le pouvais, je partirais de suite ». Départ motivé par la réception d’un mail la semaine dernière, qui a fini de mettre le feu aux poudres:   « Dans ce mail, on m’annonce clairement que dès à présent, je serais à disposition de l’école et que l’on pourra me demander d’effectuer des tâches administratives, alors que le contraire avait clairement été annoncé lors de la signature du contrat. Cela se fera au détriment d’autres élèves non notifiés qui pourraient, par exemple, avoir besoin de mon aide. Je ne suis pas formé et je n’ai pas signé pour faire du secrétariat. AESH, c’est de moins en moins un métier ». 

Quelles sont les revendications des AESH?

Dans un communiqué départemental, les syndicats FSU – FO – SE-UNSA – CGT Educ’action – SUD Education appelaient à manifester à Avignon le 6 février dernier.

Parmi leurs revendications principales:

➢ une revalorisation immédiate des salaires ;

➢ le versement de l’indemnité REP-REP+ pour les AESH exerçant en éducation prioritaire ;
➢ la création d’un véritable statut pour les AESH ;
➢ des emplois stables, pérennes et reconnus ;
➢ la création du nombre d’emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins ;
➢ le droit de pouvoir travailler à temps complet ;
➢ une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail.

 

Outre des contrats toujours aussi précaires et le peu de cas qui est fait des enfants, Emma déplore d’avoir été avertie, par mail et sans concertation aucune, des modifications de sa mission par mail : « on n’a pas voix au chapitre, on n’a aucun espace de parole». Emma ne sait même pas à quel interlocuteur s’adresser, mais compte bien se rapprocher d’un syndicat pour exprimer son amertume.

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Dans la tête… d’un surdoué

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Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et psychothérapeute.

Une émission passionnante était diffusée hier soir sur RTS, « Dans la tête… d’un surdoué ».

Vous pourrez y entendre le témoignage d’enfants HP, mais aussi d’adultes, et de professionnels éclairants sur le rapports des HP à la société, à l’école, à l’autre et y voir des expériences édifiantes avec des enfants HP et non HP.

Une intervention très pertinente de Carlos Tinoco sur la relation des HP au temps qui passe, au besoin de sens,  devrait faire écho dans l’esprit des membres de la communauté des « zèbres ». Et bien sûr les explications et les retours d’expériences toujours clairs et passionnants de Jeanne Siaud-Facchin : « on ne va pas chercher un chiffre de QI, on va à la découverte de soi », explique-t-elle en encourageant les parents de HP sujets au doute à oser passer un test!

Même si son point de vue est intéressant, l’intervention de Nicolas Gauvrit concernant la « victimisation » des personnes HP (le « stéréotype » d’élève HP en échec scolaire, malheureux), étude à l’appui, paraît sévère. Il nous semble important de rappeler à quel point de nombreux jeunes et moins jeunes HP souffrent d’un sentiment de malaise, d’une difficulté à trouver leur place à l’école, au travail et dans la société tout entière, et que cela entraine parfois, de manière évidente, décrochage scolaire et professionnel.

La souffrance de certains HP, en particuliers les HP non-identifiés, est indéniable, en témoigne la bouleversante histoire de Véronique qui parle de sa « plaque de Plexiglas », on vous laisse découvrir:

Le reportage en replay ici

 

 

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Ensemble pour les enfants précoces !

Ensemble pour les enfants précoces !

1300 familles s’unissent pour leurs enfants, rejoignez-les maintenant !

    Attention, plus que quelques heures

    Atteignons aujourd’hui l’objectif de 8.000 écoles informées sur l’enfant précoce et son accompagnement !

    Jusqu’à la fin de cette campagne, ce soir à minuit, toutes vos contributions seront entièrement affectées à l’information des enseignants sur la base de 3 nouvelles écoles informées pour 10 euros de contribution. 

    Grâce à vous, nous pouvons déjà informer

    7.363 écoles

    Notre prochain objectif est fixé à

    8.000 écoles

    Participez avant le 9 janvier et nous enverrons notre plaquette d’information sur l’enfant précoce et son accompagnement à l’école de votre choix. Ne tardez pas, le 9 janvier il sera trop tard !

    Je participe maintenant !

    Aujourd’hui, la situation des enfants précoces n’est pas toujours rose, notamment à l’école. Même si certains vont bien, d’autres rencontrent des difficultés, parfois lourdes de conséquences, car leurs besoins spécifiques ne sont pas pris en compte dans leur environnement.

    Harcèlement, ennui, décrochage scolaire sont le lot quotidien de milliers d’enfants chaque année ! En tant qu’adulte, peut-être avez-vous été confronté vous-même à ce genre de problème. Faut-il se résigner à l’accepter ou devons-nous agir pour que cela change ?

    Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation. Depuis 2002, Enfants Précoces Info travaille à une meilleure reconnaissance des enfants surdoués et soutient les familles dans leurs difficultés. Aujourd’hui, nous allons en faire plus avec vous pour aider tous les enfants précoces à s’épanouir, à l’école comme à la maison.

    Un objectif vital : l’information et la formation des enseignants !

    Pour faire bouger les choses, nous allons mettre en place un dispositif complet à destination des enseignants et des familles.

    Une plaquette d’information sur l’enfant précoce sera envoyée aux établissements scolaires

    Avec des professionnels compétents, nous allons éditer un document d’une trentaine de pages qui donnera des pistes et des outils pour mieux identifier et prendre en charge les enfants précoces à l’école. Cette plaquette sera envoyée prioritairement aux établissements que vous, contributeurs, aurez choisis puis à 5000 premiers établissements et plus encore si les moyens rassemblés le permettent.

    Le sommaire définitif n’est pas encore arrêté et sera établi dès la présente campagne de financement close, en partenariat avec les contributeurs et des experts. Y figureront cependant, entre autres, les points suivants :

    • L’identification des enfants précoces,
    • Les différents profils d’enfants surdoués,
    • Les troubles associés potentiels,
    • L’enfant précoce qui va mal, mais aussi celui qui va bien,
    • Comment satisfaire les besoins d’un enfant précoce,
    • Comment inclure l’enfant précoce dans la classe,
    • Ressources externes (adresses, professionnels, liens…),

    En outre, chaque page de la plaquette renverra le lecteur vers du contenu complémentaire sur Enfants Précoces Info pour approfondir le sujet. Ce document sera aussi rendu disponible en ligne, sous format électronique et imprimable. Nous donnerons la possibilité à ceux qui le souhaitent, parents ou enseignants de commander à tout moment sur le site des exemplaires papier supplémentaires de la plaquette.

    Soutenez notre projet maintenant et, si vous le souhaitez, nous informerons l’école de votre enfant !

    Nous enverrons à l’établissement de votre choix un exemplaire de notre plaquette d’information d’une trentaine de pages sur l’enfant précoce, son identification et ses besoins particulliers, complétées par des conseils très pratiques et concrets à l’attention des enseignants. Si vous préférez, nous vous ferons parvenir la documentation pour que vous puissiez la remettre en main propre à l’enseignant de votre enfant. Nous vous laisserons le choix de la méthode.

    C’est une occasion unique de toucher directement l’école de votre enfant, ne la laissez pas passer, dans quelques jours il sera trop tard !

    Je participe maintenant

    Un espace de formation et d’échange pour les enseignants sera mis en place sur Enfants Précoces Info

    Les enseignants de bonne volonté se sentent parfois sincèrement dépourvus face aux besoins d’un enfant précoce ou aux demandes des familles. Les pages de la plaquette renverront sur un espace dédié du site Enfants Précoces Info pour leur permettre d’évoluer dans leurs pratiques éducatives, de trouver des réponses à leurs interrogations, d’échanger leurs expériences avec des collègues impliqués dans la même démarche.

    Un annuaire des écoles sera mis à votre disposition

    Trouver une école adaptée aux besoins de son enfant, avec une équipe éducative bienveillante et à l’écoute n’est pas toujours facile. Nous publierons un annuaire des écoles pour vous permettre de trouver, près de chez vous, l’établissement qui pourra répondre à vos attentes, grâce aux avis motivés des lecteurs d’Enfants Précoces Info. Nous souhaitons aussi que cet annuaire incite chaque établissement à progresser vers une meilleure prise en compte des enfants précoces.

    Des experts répondront aux questions des enseignants et des familles

    Nous donnerons la parole à des experts reconnus dans leur domaine : psychologues, médecins, spécialistes de l’éducation… Vous pourrez leur poser vos questions et leurs réponses seront publiées à l’attention de tous les visiteurs d’Enfants Précoces Info. Ainsi, nous constituerons peu à peu une base de connaissance pointue et efficace sur toutes les questions qui touchent au haut potentiel intellectuel et à l’enfant précoce.

    La publication régulière d’articles de fond favorisera une meilleure information

    L’information autour du haut potentiel intellectuel est indispensable si l’on veut permettre qu’un plus grand nombre d’enfants précoces soient reconnus et pris en compte comme ils le méritent. Avec votre soutien, nous allons pouvoir multiplier la publication d’articles rigoureux et documentés tels que ceux-ci :

    Un annuaire des professionnels sera mis en ligne

    Quand une difficulté apparaît, que vous avez besoin d’aide, vous ne savez pas toujours vers qui vous tourner près de chez vous.  Nous metrons en place un annuaire répertoriant les professionnels compétents : psychologues bien évidemment, mais aussi auxilliaires de santé, graphothérapeutes, psychomotriciens… 

    Un espace sécurisé pour vos enfants et adolescents verra le jour sur Enfants Précoces Info

    Nos enfants et adolescents ont aussi besoin de s’informer et d’échanger, de partager leurs passions avec des jeunes qui leur ressemblent. Nous allons mettre en place un espace sécurisé et modéré qui leur sera dédié sur Enfants Précoces Info.

    Des rencontres et des événements pour les familles seront organisés

    Les rencontres conviviales sont généralement très appréciées et bénéfiques, tant pour les parents que pour les plus jeunes, car elles permettent d’échanger en toute franchise des expériences utiles. Nous allons multiplier l’organisation de rencontres familiales entre vous mais aussi venir à votre rencontre.

    Avec ce dispositif complet, nous allons tous ensemble faire avancer la cause des enfants précoces. Agissez à nos côtés maintenant !

    école inclusive, Recherche

    La neuroéducation, un concept à prendre avec prudence

     

    artificial-intelligence-3382507__340Notre site portant le nom  «  L’école de la Neurodiversité» , nous avons plusieurs fois été assimilés à des fanatiques de la neuroéducation. Or la neuroéducation est pour nous totalement différente du mouvement de la « Neurodiversité », et nous nous en méfions à certains égards. Un rappel sur ces deux notions et sur la prudence à adopter vis à vis de la « neuro-éducation » nous a semblé indispensable.

    Qu’appelle-t-on  neurodiversité ?

    L’origine du terme de neurodiversité   a été attribuée  au journaliste Harvey Blune et à la militante de la défense de l’autisme Judy Singer dans les années 90. Il désigne la diversité des intelligences et aussi le militantisme en faveur de la reconnaissance de cette diversité.

    Qu’appelle-t-on la neuroéducation ?

    La neuroéducation est une approche de l’éducation basée sur les découvertes de neuroscientifiques concernant les mécanismes cérébraux humains. Ceux-ci analysent, notamment par imageries cérébrales, le fonctionnement du cerveau lors de la réalisation de tâches cognitives, et la neuroéducation consiste à utiliser ces découvertes pour concevoir des méthodes pédagogiques plus élaborées.

    Phénomène surmédiatisé, la neuroéducation semble proposer des pistes de travail intéressantes. Cependant, peu d’entre elles ont prouvé leur efficacité, et elle semble laisser peu de place à la diversité des profils cognitifs.

    Aussi, peut-on lire dans les articles traitants de neuroéducation, que devant deux rangées de jetons de même nombre mais plus ou moins écartés dans chaque rangée, l’enfant considère, avant 7 ans qu’il y a « plus de jetons là où c’est plus long ». Puisque l’IRM l’a démontré, l’enfant considère que la longueur est égale au nombre. Nous nous sommes autorisés à expérimenter sur quelques enfants cette vérité. Le résultat est édifiant: avant 7 ans, les quelques enfants « testés » faisaient bien la distinction entre nombre et longueur.

    Que sont alors ces enfants? Sont-ils humains? Ont-ils droit à une éducation?

    Les neurosciences nous apportent aussi des « vérités » concernant la mémoire à court terme : Il suffirait de répéter les informations plusieurs fois pour qu’elles s’impriment. C’est vrai que personne n’a jamais essayé.

    Réactiver la mémoire, rappeler une information au bout de 24 heures permettrait de s’en souvenir  dans sa globalité (75%) pendant une semaine. La réactiver au bout d’une semaine permettra de s’en souvenir pendant un mois, la réactiver au bout d’un mois permet de s’en souvenir dans sa globalité (75%) pendant 6 mois. Quelle précision! Comment expliquer alors qu’Ilan mémorise de nombreuses répliques d’Harry Potter après 2 vues, et que Margaut ne mémorise pas cette règle de grammaire qu’elle a entendue tant de fois à plusieurs semaines d’intervalle?

    Appuyée sur les neurosciences, la Neuroéducation se positionne comme une science exacte, qui attribuerait à des aires cérébrales des fonctions en particulier, qu’il suffirait de stimuler pour obtenir des résultats. Or, des récents travaux de Neuroscientifiques (on peut citer notamment Hugues Duffau, neurochirurgien qui opère le cerveau de ses patients éveillés) ont mis à jour un modèle connexionniste du cerveau, mettant fin aux illusions « localisationniste » et à l’idée selon laquelle tous les cerveaux seraient conçus selon un modèle identique.

    Les conclusions en « neuroéducation » proviennent d’IRM, qui permettent d’établir de nouvelles normes, sans doutes plus proches de la réalité et des compétences d’un certain nombre d’élèves. Mais, in fine, ils contribuent à créer de nouvelles exigences, une nouvelle normalité, en laissant toujours sur le bord de la route les « atypiques », ceux qui ont eu la mauvaise idée d’avoir un fonctionnement cognitif différent des « normes en vigueur ». L’étude des profils différents, les élèves dyslexiques par exemple, reste anecdotique et peu d’outils efficaces en la matière émanent des neurosciences.

    Ainsi, si certaines découvertes s’avèrent passionnantes, elles ne pourront avoir une réelle efficacité sans les apports de la psychologie cognitive, de la sociologie, et bien entendu sans l’omniprésence du concept de neurodiversité. Les neurosciences devraient être utilisées en priorité afin d’oeuvrer en faveur de l’inclusion scolaire, et non de servir la vision neurocentrée de l’école « neurotypique ».

    J.S.

     

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    « Dans le milieu du travail, les autistes sont devenus des salariés recherchés par les entreprises » une interview de Hugo Horiot dans La Télégramme

    Hugo Horiot, qui sera en dédicace à la librairie Dialogues à Brest ce vendredi, a répondu à cette occasion aux question du Télégramme. L’occasion d’insister, dans la continuité de son livre, sur l’avenir des intelligences atypiques, en particulier dans le monde du travail:

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    « Dans le milieu du travail, les autistes sont devenus des salariés recherchés par les entreprises, parce que l’on est passé d’une économie industrielle à une économie digitale. Ce n’est pas pour faire du social qu

    e les entreprises font ça, c’est pour augmenter leur performance, leur créativité. L’informatique est pour les autistes ce qu’est le langage des signes pour les sourds. Les compétences sociales ne sont plus l’atout principal qui vous permet d’évoluer dans la société. Deux autistes échangent de l’information brute, les autres salariés se jaugent, tronquent l’information en fonction de la personne qu’ils ont devant eux, subalterne ou supérieur hiérarchique. »

    Lire l’article sur le site du Télégramme

     

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    « Pognon de dingue »: Hugo Horiot interpelle Macron à propos des institutions

    Unknown-1Si la toile s’est enflammée à la suite des indécentes déclarations macroniennes quant aux aides sociales, Hugo Horiot en a profité pour rappeler au Président de la République ses médiocres compétences de gestionnaire, en particulier le « pognon de dingue » dépensé, lui aussi, en institutions inutiles, « pognon » qui devrait être utilisé pour l’inclusion scolaire de tous les enfants.

    Pour un rappel concernant la desinstitutionnalisation, vous pouvez relire nos deux derniers articles consacrés à l’inclusion scolaire en Italie:

    L’Italie, pionnière de la desinstitutionnalisation

    école inclusive: ce que nous apprend l’Italie

    Ci dessous le post de Hugo sur sa page Facebook:

    « On met un pognon de dingue et les gens ne s’en sortent pas… je suis d’accord avec Emmanuel Macron !

    On met un pognon de dingue dans des centres dont des enfants, doués d’infiniment plus de compétences sociales que je n’en avais à leur âge et pourtant déscolarisés, ne sortent pas !

    On met un pognon de dingue dans les hôpitaux de jour ou ceux qui devraient être sujets de droits deviennent objets de soins et ne s’en sortent pas.

    On met un pognon de dingue dans des associations gestionnaires du médico-social dont les personnes mais également les publications annuelles de comptes, ne sortent pas.

    Et vu qu’on ne s’en sort pas, on met un pognon de dingue pour envoyer en Belgique ceux pour lesquels il n’y a pas de place derrière les murs de nos institutions.

    Si tout ce pognon de dingue était transféré vers l’Éducation Nationale pour lui permettre de se réformer et de se former à la diversité cognitive du genre humain, beaucoup d’entre nous s’en sortiraient mieux !

    #Autisme #7milliards «