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« Tous HP ? Folie d’un engouement et d’une désinformation» le billet d’humeur de Charlotte Parzyjagla

Charlotte Parzyjagla, psychothérapeute spécialisée dans le haut potentiel vient de publier son deuxième ouvrage sur les adultes surdoués aux éditions ellipses. 

JULIETTE ARTICLE
Charlotte Parzyjagla est  psychothérapeute et auteure spécialisée dans le haut potentiel

Il y a quelque temps, j’ai publié un article sur les enfants précoces pour la sortie de mon livre dans un journal local. Quelques jours après, je suis allée me promener avec ma fille. Je me souviendrai longtemps de ce mercredi de congé !

Les quelques dizaines de personnes que j’ai rencontrées m’ont toutes parlé de mon article. Chose étonnante, tout le monde semblait connaître le sujet de la précocité. Chose encore plus étonnante, je n’ai pas croisé une seule personne qui ne m’ait pas dit : « Mon fils, ma fille, mon mari, la fille de mon conjoint, la fille de ma sœur, ma sœur, mon frère ou moi-même, a été diagnostiqué HP » (pour rappel : on diagnostique un cancer, on détecte ou révèle un HP puisque ce n’est pas une maladie.) Comme les surdoués représentent 2,13 % de la population, on peut imaginer que, forcément, chaque personne en connaît au moins un ou deux. Ce qui m’intrigue c’est que les gens me décrivaient des individus très proches en parenté. À moins que le QI de mon village explose les scores nationaux, il me semble qu’il y a un problème…

À mon cabinet, la plupart des demandes que je traite sont pertinentes.

Mais parfois, j’ai ce genre d’histoire : Une dame arrive, gentille, humble et douce ; accompagnée de son fils. Elle a lu, par hasard, un article publié sur Facebook intitulé : «Surdoué et échec scolaire ». Parce que le titre est racoleur, elle ouvre le lien. Elle ne pense pas une seule seconde à son fils à ce moment, même pas secrètement. Elle et son mari sont ouvriers, sans diplôme. Comme beaucoup de gens, elle associe encore intelligence et diplôme. Personne n’a jamais brillé par ses compétences intellectuelles dans la famille. Son fils, de surcroît, vient d’intégrer une SEGPA. Elle sait que les SEGPA sont faites pour les gens en difficulté. Mais, oh stupeur, lorsqu’elle se met à lire l’article, cela ressemble à son fils ! L’article parle d’un ennui à l’école, d’une agitation faisant penser à un trouble du comportement, de la difficulté à gérer l’autorité, d’une intolérance à l’effort, d’un grand besoin de sens, du fait que les surdoués ont du mal à se faire des amis, qu’ils ont des difficultés avec la méthodologie, etc. C’est son fils qui est décrit !

Elle se renseignera plus avant et osera enfin franchir les portes de mon cabinet. Elle m’adressera une liste de toutes les caractéristiques qu’elle a lues sur divers articles. Ses recherches sont rigoureuses. Après avoir rencontré son fils, je me dis que cette dame n’est pas de celle qui surévalue son fils. Elle est lucide sur lui et le connaît bien. Mais… mais, le profil ressemble tellement, qu’elle ne voudrait pas passer à côté de quelque chose ! J’émettrai des réserves, mais elle voudra le tester, sinon, cela trottera toujours dans sa tête. Elle paiera donc la somme de  250 euros pour s’entendre dire que son fils a une intelligence très inférieure à la moyenne de la population.

Qu’est-ce qui explique que de plus en plus de personnes pensent être HP ? D’où viennent tous ces HP ? Le sont-ils vraiment?

 

Il faut croire que, dans une société en perte de repère, mettre les êtes humains dans des catégories diagnostiques a quelque chose de rassurant. Qui n’a pas entendu parler, aujourd’hui, de pervers narcissique ou de trouble bipolaire ? L’engouement pour les HP est encore plus intense qu’il est narcissiquement beaucoup plus agréable de justifier des comportements extrêmes par une grande intelligence que par une maladie.

Mais, dès lors que je pose la question à ces prétendus HP : « Avez-vous passé un bilan cognitif ? », j’ai une grande majorité de réponses étonnantes : « Non, les tests ce n’est pas très fiable », « C’est une kinésiologue (variantes : c’est le pédiatre, l’ostéopathe, le médecin de famille, etc.) qui a posé le diagnostic », « C’est l’avis de la maîtresse qui n’a jamais vu un enfant si vif », « Son père l’est, il a toutes les caractéristiques, le fils lui ressemble énormément », « J’ai une copine HP (testée, elle) qui m’a dit que je devais l’être». À chaque fois, les gens ont un tel aplomb dans leurs réponses que, même avec mon bagage de connaissances sur le sujet, je finirais presque par me dire : « Si ça se trouve, c’est vrai ». Je ne vois pas de problème, a priori, lorsque ces personnes sont adultes. Lorsque ce sont des adolescents ou des enfants à qui les parents disent qu’ils sont surdoués, c’est déjà plus inquiétant. Surtout que, en général, ce pseudo-diagnostic intervient quand un enfant a des difficultés, pour justifier ces difficultés. Ils vont grandir avec des parents qui fantasment leurs capacités et attendent d’eux les réussites en conséquence. Cela équivaut, bon an mal an, à demander à un enfant avec une jambe dans le plâtre de réussir un cross. Imaginez-vous dans quel état d’impuissance peut se trouver un tel enfant. On ne vient pas en aide à un enfant en le surestimant, mais en le voyant tel qu’il est avec ses forces et ses faiblesses !

couverture AS
Les adultes surdoués, le dernier ouvrage de Charlotte Parzyjagla

Secondairement, ces pseudo- diagnostics ont des conséquences fâcheuses sur la prise en charge des vrais enfants précoces à l’école. À ce jour, lorsque j’ai un enseignant ou un directeur d’établissement en ligne au sujet d’un enfant que je suis, dans 90 % des cas, ils ont un ton incrédule ou agacé. La semaine dernière, une enseignante m’a dit « Écoutez, Madame, j’ai neuf enfants précoces dans ma classe, je ne peux pas m’adapter à chacun d’eux ». (Neuf, vous avez dit neuf ?) En clair, les enseignants en ont marre (et on peut les comprendre) de tous ces parents qui viennent dire : «Comprenez… si mon enfant n’écoute pas et ne respecte pas votre autorité, c’est parce qu’il est précoce ».

Cette folie de l’auto-diagnostic touche autant la population néophyte que certains psys. On ne peut pas leur en vouloir à eux non plus, les parents ou adultes croient les pseudo articles sur les surdoués, car ils sont écrits par des gens censés être fiables et les psys sont trop occupés pour aller chercher des infos véritables (dures à trouver, de surcroît) et finissent par croire, ceux qui sont censés mieux connaître le sujet.

J’ai pu voir, à ce titre, des bilans où il est mentionné « Malgré un QI moyen, le profil émotionnel de l’enfant atteste d’une précocité intellectuelle ». Encore une fois, les psys n’en sont pas pour autant incompétents, seulement, souvent le QI total n’est pas pertinent (en raison d’une hétérogénéité) et on peut supputer un HP avec des résultats non conformes à la fameuse mesure de 130. C’est parfois pertinent, dans le cadre d’une comorbidité (autisme, TDAH, anxiété, trouble « dys », dépression, etc.), parfois, ça ne l’est pas. Dans ce genre de cas, la prudence et l’humilité du thérapeute (face à la complexité du sujet) sont de mise, mais il devient difficile, de garder cette droiture-là quand les parents font pression, qu’on a un cabinet en libéral qui est à la merci des commentaires internet, une formation sur les tests de QI largement incomplète dans la plupart des universités et des milliers d’informations erronées qui circulent.

 

Lorsque j’ai démarré mon activité, que j’ai décidé de consacrer aux personnes à HP, j’étais moi aussi pleine d’idées préconçues sur le sujet. Il m’est arrivé, à deux reprises, lors de mes premières consultations, d’observer un enfant et de me dire qu’il correspondait à tous les critères cités des surdoués. J’avais la conviction intérieure de ne pas me tromper et un bilan cognitif montrera le contraire. Ça m’a servi de leçon !

Aujourd’hui, forte de mon expérience avec des « vrais surdoués », je n’ai plus ce genre de conviction. Je dirais même que plus j’avance dans mes observations de la singularité de chacun d’eux, moins j’observe de récurrences en terme de caractère ou ne me sens capable de prédire que tel ou untel est surdoué avant un bilan. Évidemment, lorsqu’un enfant sait lire à 4 ans, qu’un adulte est arrivé major de ses trois cursus universitaires, les doutes sont minces.Mais il arrive, qu’au détours d’un test fait presque par hasard avec un enfant adapté, aux résultats scolaire justes corrects, assez lisse d’apparence (pas de grandes questions métaphysiques, d’anxiété ou de problème de sociabilisation) qu’on découvre un QI qui explose le plafond.

Les capacités cognitives ne font pas toujours autant de bruit qu’on l’imagine ! Autant sur le plan de la réussite que du comportement. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’actualité, 2/3 des surdoués seraient en échec scolaire et la plupart seraient agités, angoissés, etc. Ce paysage d’une enfance inadaptée contraste avec les enfants que je reçois au cabinet, qui, bien qu’étant ici parce qu’ils ont des difficultés, sont rarement en échec scolaire (entendre : redoublement ou arrêt de la scolarité avant le bac). Les seuls qui le sont, ont un autre trouble associé : dyslexie, dysorthographie, TDAH, etc. C’est donc, dans mon cabinet, le trouble ou le cumul des deux qui paraît responsable de l’échec, pas le HP en lui- même.

Dire HP = échec scolaire est faux sous mon toit, mais aussi, et surtout, faux sur le plan scientifique. Il faut se rappeler qu’à l’origine, ce qu’on appelle « surdoué », c’est un individu qui obtient une réussite significativement plus élevée que la majorité de la population à un test de QI.

La question de savoir si ce fameux test mesure bien l’intelligence n’est pas d’à propos ici. Ce que l’on en sait, malgré tout, c’est qu’il est un prédicateur fiable, sur le plan statistique, de la réussite académique. C’est d’ailleurs pour cette seule raison qu’il a été créé. C’est un prédicateur des possibilités de réussite, pas une mesure de la réussite scolaire avérée. On voudrait pouvoir croire que tout est mécanique : si tu as un haut QI, tu vas échouer à l’école parce que tu es inadapté ou réussir, car tu en as les capacités. Si tu as un haut QI, alors tu as une sensibilité à fleur de peau et tu finiras seul ou marié avec un pervers narcissique (beaucoup d’articles relatent que les HP sont des aimants à pervers narcissique). On voudrait pouvoir croire que l’humanité se découpe en deux parties : ceux qui ont un QI jusqu’à 129 et ceux qui ont un QI de 130 ou plus et qui sont, eux, empathiques, hypersensibles, etc. Je ne nie que certains HP, en toute bonne foi, se reconnaissent dans ces caractéristiques et que cela les aide, je dis que cela ne représente pas plus les HP que quelqu’un d’autre.

Prenons un exemple : vous avez une grande empathie. Bonne nouvelle, car si vous n’avez pas d’empathie, vous êtes un sociopathe ! Heureusement, la grande majorité des humains en ont, pas que les surdoués. Les surdoués en ont-ils plus ? On peut imaginer que leurs bonnes compétences cognitives leur permettent d’appréhender de façon plus fine ce que ressent autrui, mais ça ne veut pas dire qu’ils vont le faire ! En l’occurence, au cabinet, je reçois des surdoués très empathiques, d’autres, qui pensent l’être, mais qui sont beaucoup trop autocentrés pour s’intéresser vraiment à autrui, d’autres enfin ne le sont pas plus que ce qu’il faut pour ne pas être un sociopathe.

Alors, parfois, cette empathie peut créer des cas de conscience entêtants, extrêmement douloureux, dont le surdoué a du mal à se distancier. Cela arrive assez souvent pour être honnête. Seulement, ce n’est pas forcément parce que le surdoué est plus empathique que les autres. Cela peut tenir du fait, prouvé celui-là, que la population surdouée serait peut-être un tantinet plus obsessionnelle que la majorité de la population. Autrement dit, ces cas de conscience ne sont pas dus à un surcroît d’empathie, mais à une tendance à la culpabilité, due à des traits obsessionnels. Et cela n’est pas le cas de tous les surdoués. Il n’a jamais été démontré que les surdoués avaient davantage d’empathie, donc cela n’est pas un critère psychologique du surdoué en propre.

 

Prenons l’exemple de l’hypersensibilité. Les surdoués seraient particulièrement hypersensibles. J’en connais qui sont très froids. Oui, oui ! On me rétorquera que c’est une protection ou qu’ils sont peut-être autistes. Je répondrai que je ne connais que très peu de personnes chez qui la froideur n’est pas une protection et que beaucoup d’autistes sont très sensibles.

Sur le plan scientifique, il a été infirmé que les surdoués seraient hypersensibles dans le sens d’une hyperréactivité de la réponse physiologique (augmentation du rythme cardiaque, mains moites, poils qui s’hérissent, etc.,) en situation émotionnelle. Les hypersensibles, eux, le sont significativement !

Cependant, les surdoués seraient davantage que les autres en mesure de se créer une surreprésentation psychologique d’un évènement. Un peu comme un hystérique qui grossit les évènements. Mais chez eux, pas de théâtralisation abusive. Cela est cohérent avec le fait que les surdoués ont un meilleur traitement cognitif des informations. En clair, quand ils manifestent cet aspect de l’hypersensibilité (ce qui n’est pas toujours le cas), c’est souvent parce qu’ils ont une bonne mémoire, une plus grande capacité d’impliquer des détails évocateurs dans une représentation d’une situation qui tout à tout gagne en intensité !

Et enfin, l’idée d’une hyperréactivité des sens chez le surdoué, relayée dans de nombreux ouvrages et articles (problème avec les étiquettes qui grattent, hypersensibilité à la lumière, au bruit, etc.) sont des caractéristiques qui sont propres à l’autisme, pas au haut potentiel.

Quant à cette idée de pensée en arborescence, on ne sait pas ce que cela renferme puisque ce n’est pas un concept aux contours clairement théorisés. Chacun y met ce qu’il veut dedans.

Une autre idée fait fureur, celle de haut potentiel émotionnel. Pour ceux qui ne le saurait pas, ce pseudo concept a été inventé par une psychanalyste auto-diagnostiquée HP qui prétend que tout ceux qui sont agoraphobes sont surdoués et qu’elle peut diagnostiquer des surdoués par téléphone au moyen d’un paiement, parce que, selon ses mots précis : « Le surdoué, ça s’entend au téléphone ».

Cette idée a fait tellement de tapage que je reçois, très souvent, des gens qui me disent : « Je ne sais pas si je suis HP, mais je suis HPE !» Comme il n’existe aucun test fiable pour mesurer le potentiel émotionnel – c’est-à-dire que la notion de HPE n’existe pas plus que le syndrome de Peter Pan-, on est bien malaisé pour les contredire. À des moments comme celui-là, j’ai envie de demander si c’est Mickey ou Minnie qui les a « diagnostiqués ». Mais, je ne le fais pas. Car, il ne faut pas oublier que derrière cette folie du « diagnostic » se cache, au mieux, une grande complaisance envers soi-même, au pire, une vraie souffrance dont on ne peut pas rire.

 

Je ne dis pas que toutes les informations qui circulent frénétiquement autour du sujet sont fausses. Je dis qu’il faut opérer une hiérarchisation de leur pertinence et une clarification conceptuelle des termes employés pour décrire les surdoués, au risque de se noyer dans la désinformation. Certains surdoués pleurent en lisant ces articles/livres, parce que ça fait écho avec force en eux. Et ça leur fait du bien. Cela fait du mal, en revanche, à ceux qui se sont identifiés à ces mêmes livres et qui apprennent qu’ils ne sont pas surdoués.

Et le manque de rigueur de ces informations fait du mal aux surdoués, car ils incitent d’autres personnes, non-surdouées, à s’autodiagnostiquer et à créer un phénomène de mode dont les surdoués deviennent les victimes.

 

Le dernier livre de Charlotte Parzyjagla

 

62 réflexions au sujet de “« Tous HP ? Folie d’un engouement et d’une désinformation» le billet d’humeur de Charlotte Parzyjagla”

  1. Voici un article pertinent.. Et salutaire. J’ai passé le test il y a trois ans à présent (QI mesuré 142) et j’ai rejoint un groupe de rencontre de personnes HP en Lorraine pour échanger, discuter… Lors des premières rencontres j’ai découvert que les deux tiers des personnes présentes n’avaient pas passé le test et ne souhaitaient pas le passer, pour les raisons que vous évoquez dans votre article. Par contre ces personnes se decrivaient comme hyper émotives, hyper sensibles, hyper créatives, hyper empathiques, etc. J’ai essayé d’argumenter en faveur du test, puisqu’on peut être émotif, créatif, empathique etc. Sans être HP pour autant… Et ces personnes très sûres d’elles m’ont pratiquement mis au ban du groupe suite à cet épisode. Avec deux autres membres (testés) nous avons fini par quitter ce groupe « d’emotifs hypersensibles » et nous nous sommes éloignés du cirque médiatique autour du sujet. Aujourd’hui je dois dire que le sujet m’interesse moins tellement il est traité avec force effets racoleur. Donc merci pour cet article qui je l’espère remettra les pendules à l’heure.

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  2. Si je puis me permettre, l’hétérogénéité est la norme. Je vous renvoie à l’article de Labouret et Grégoire paru dans le numéro 154 de l’ANAEoù ils ont analysé tous les étalonnage du WISC 4, WISC 5 et de la WAIS 4. Dans le WISC 5 notamment, 52, 8 % de la population avait au moins 23 points d’écart entre les 5 indices principaux, et en moyenne 7 points entre les épreuves.

    Il ne faut pas non plus donner trop d’importance au résultat du test avec un critère seuil : être ou ne pas être. En effet, il s’agit de l’utilisation de capacités dans certaines tâches intellectuelles et dans un certain contexte. J’ai déjà vu des bonds de 45 points ou des pertes de plus de 30 points !
    Et parfois il ne faut pas grand-chose : récemment, un enfant avait obtenu 6 en matrices avec la standardisation, je reprends l’épreuve alors avec lui après trois notes consécutives à zéro et je lui demande de me justifier toutes les réponses. Il obtient au final 17. Loin de moi l’idée que le test ne sert à rien, comme c’est effectivement répandu, mais il faut voir au cas par cas et les capacités d’apprentissage précoces ou dans d’autres domaines sont aussi des renseignements à prendre en compte.
    L’électroencéphalogramme quantitatif montre également une vitesse de traitement de l’information par un pic d’Alfas rapides.

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    1. Je partage exactement vos observations sur le test de QI, j’aurais pu écrire ce commentaire !

      La question « être ou ne pas être » ne devrait pas être un enjeu, mais cela l’est lorsque quelqu’un passe un test dans l’éventualité d’un HP. Informer mieux permettrait de pouvoir aborder un bilan sans cet impératif d’une réponse « oui ou non ».

      Vous avez raison de rappeler que l’hétérogénéité n’est pas systématiquement pathologique, ce n’est pas très clair dans mon article, il faudrait être plus précis. En revanche, dire qu’elle est la norme peut laisser sous entendre que le profil homogène serait anormal, ce qui n’est pas le cas. L’hétérogénéité n’est pas plus la norme que l’homogénéité. Le fait que hétérogénéité soit (légèrement) plus représentée sur le plan statistique dans un profil HP n’indique pas qu’elle est la règle pour parler de HP. Elle est normale, mais pas la norme 😉

      Merci pour votre commentaire très constructif !

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    2. Merci pour votre commentaire, une des rares informations qui est pertinente à mes yeux. On dénonce, logiquement, le principe d’auto-diagnostic, ou d’auto-révélation (le fond est le même), on oublie trop souvent que notre science ne sait pas tout, et a ses limites pour « définir » un individu à partir de conditions et de critères et environnement limités, etc (je parle de notion d’haut potentiel de manière générale, de dons, de capacités autour de ces différentes intelligences que l’on découvre, au delà de celles qu’on observe, dans un environnement définit avec le test du QI). Certes, les tests QI et l’accompagnement psy sont des repères très intéressants et pertinents, mais c’est tout. Pour moi auj, ça ne permet de définir tout le potentiel et toutes les capacités d’une personne, et y a le risque de coller une étiquette limitée. Donc, cela marche dans les 2 sens, il est important de rappeler qu’on nous informe mal et que de plus en plus avec les articles à buzz, on s’auto-diagnostique, auto-révèle à partir de données erronées. Au même titre, n’essayons pas de se présenter comme ceux connaissant toute la vérité sur un sujet tellement profond (d’être assez humble pour penser qu’on ne sait pas tout) et d’affirmer que le test Qi et le suivi vous donneront des réponses que vous ne trouverez nulles part ailleurs, autour de vos capacités et potentiels, et vous permettra de vous définir, comme rien d’autre, encore moins un auto-diagnostic. C’est un peu comme s il n’y avait qu’un moyen d’apprendre à se connaitre, une seule manière d’observer pour découvrir ses capacités et dons ou plutôt, si on ne passe pas par L’outil mis en place par la communauté (connu comme étant le seul apportant La réponse auj) pour officialiser au yeux de tous, on est dans le faux quelquepart (une croyance comme une autre, bien ancrée dans la tête des gens). Et surtout de penser que l’outil nous dira clairement ce que l’on est ou n’est pas (C’est rarement mis en avant ou précisé). Ca ne s’arrête pas là, et merci de le rappeler. Tout comme je dirai à un auto-diagnostiqué (révélé) de ne pas se prétendre H.P car il possède les critères énumérés dans un livre, il faut aussi prendre du recul et ne pas se limiter à une vérité avec des tests Qi et d’interprétations humaines de résultats sur « les capacités et potentiels intellectuels d’un individu ». C’est vrai que c’est un sujet tellement d’actualité qu’on entend parler à toutes les sauces, on a besoin de recul. Il n’y a encore pas si longtemps (rapport à l’histoire de l’humanité), on observait/analysait à l’échelle de la société, qu’un cancre à l’école avait surement un potentiel intellectuel limité, alors qu’auj on sait que ce n’est pas aussi simple. En tout cas, en effet, on a définit communément des tests qui nous permettent de dire si l’on est H.P ou pas (le terme H.P englobe tout ce que l’on observe dans le test et le suivi). J’aime toujours pousser plus loin la réflexion. Votre commentaire permet aussi de revenir à cela, merci. Je n’ai pas été très scientifique dans mon approche, j’ai plutôt donné mon avis sur un sujet qui embrase parfois les groupes, commentaires d’articles autour du sujet de l’auto-diagnostic, et qui est un sujet où je ne me positionne clairement, mais pour lequel il faut être dans l’accompagnement, la sensibilisation, l’écoute, au cas par cas même ! Et je pense surtout que des auto-proclamés peuvent très bien connaitre leur potentiel, aussi par rapport aux autres, savoir le mettre en avant, tout cela grâce à leur expérience de vie et sans jamais avoir passé de tests. Et sans que pléthore de personnes lui expliquent qu’il ne sait rien tant qu’il n’a pas passé sont test.
      Auto-diagnostiqué ou auto-révélé H.P, Il n’est pas dit que, comme en musique, où je me suis mis beaucoup plus tard à apprendre le solfège (car j’en ai eu besoin à un moment pour avoir une autre grille de lecture), que je ne passerai des tests un jour pour la même raison.
      Travaillant dans la pédagogie et l’apprentissage, je réagis aussi quand je vois des humains qui, de pas leur savoir (objectif et subjectif), vous expliquent qu’il savent mieux que vous qui, ce que vous êtes. Ça peut être aussi risqué que de se mettre une étiquette soi même.
      Je félicite pour autant tous les professionnels qui, grâce à ces outils et leur aptitudes tournés vers l’humain, aident et accompagnent les personnes en difficultés ou en recherche de connaissance d’elles mêmes.

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  3. Merci pour cet article et hommages à l’instit qui a suivi mon fils (testé, avec des pointes à 158…) cette année, et qui, pragmatique et sûre d’elle, un tantinet dédaigneuse de la chose, l’a rendu … lecteur, écrivant volontiers, copain avec presque tout le monde, enjoué,… fier ? Bien sûr, ceci n’était pas une seconde envisagé notamment par sa mère, qui le voyait DYS dans tous les sens, au point de chercher toutes les écoles privées hors contrat du monde pour au final vivre cette expérience lors que le sort a décidé de le remettre… dans l’école publique du village. Il est inscrit à une détection TDA et en liste pour testes de l’autisme. No comment.

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  4. Bonsoir,
    Je partage votre analyse de la situation actuelle et malheureusement nous en payons, une fois encore, les pots cassés. Cependant, âgée de 52 ans et diagnostiquée sur le tard, je peux vous garantir qu’un HP ou un THP ne réussit pas forcément sa scolarité… L’ennui perpétuel que j’ai connu à l’école m’a amenée à interrompre mon cursus universitaire à peine débuté.
    Bien à vous.

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  5. Merci de cet article qui fait un point précieux sur cette question difficile. C’est sans doute au moins aussi difficile de se croire surdoué et de ne pas l’être, que de vivre la situation inverse.
    Je ne connaissais pas ce charlatan qui « teste » les gens par téléphone. Se faire de l’argent en profitant du malheur ou de la détresse des gens c’est la marque, sinon d’un sociopathe, mais au moins d’un manque total d’empathie. C’est presque encore pire si cette personne n’est pas consciente de ses actes.
    Sinon, là c’est la marque de mes propres névroses, j’aurais mis « prédicteur » au lieu de « prédicateur », même si mon correcteur d’orthographe ne semble pas connaître…

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  6. La catégorie des « sudoués » d’aujourd’hui correspond à celle des « fybromyalgiques », les « dépressifs », les « intolérants au gluten », les « troubles attentionnels » … ce sont des catégories rassemblant des personnes présentant une vaste panoplie de « symptômes » d’ordre similaires, au diagnostics à base résultats de tests plutôt invalidants d’autres soucis que validants le problème recherché et auxquels personne ne peut apporter une réponse concrête. Personellement, j’ai tourjours trouvé le mot « surdoué » et « haut-potentiel » trompeur. Ces personnes sont porteuses d’exigences élitistes pour autrui et engendrent d’emblée envie et jalousie, générant à leur tour une approche malsaine. J’aurais bien aimé voir utilisé le terme « logique différée ». Ceci permet de cocher les nombreuses cases de dissonance de la personne en question avec son entourage, avec le trajet scolaire, avec les collègues au bureau, avec le monde entier dans lequel ils vivent. Ils perçoivent bien plus facilement que d’autres personnes,l’absurdité de certaines règles ou démarches, les conflits de procédures, les attitudes hostiles, la malveillance et l’injustice. Cela rend la vie plus lourde à porter. Ils sont amenés à faire abstraction de leur logique pour s’intégrer dans la foule et le mouvement, sachant qu’en le faisant la foule va prendre le mur. Et quand elle prend le mur, souvent, la foule va se tourner vers la personne en lui disant, « tiens, toi, en effet, tu pensais que la démarche n’aboutirait pas… » Entre-temps, tout le monde perd son temps, des moyens et finit frustré. Mais surdoués ils ne sont pas nécessairement. Il pensent autrement et souvent, ils sont visionnaires. Cela leur suffit largement.  

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    1. « logique différée »? sur quoi vous basez-vous pour prétendre ça? sans compter que ça ne signifie pas grand-chose, en plus 😉
      il semble que vous accrochez bien au mythe du HQI malheureux en tous cas (càdire celui véhiculé par certains charlatans…)

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  7. Cette article souligne parfaitement la folie dualiste de la catégorisation systématique des individus, c’est un mal-être de la société occidentale.
    Malcolm Gladwell dans son ouvrage Outliers, ou tous winners pour le titre français, décrit dans un chapitre le potentiel des surdoués versus les non-surdoués et l’intelligence est un point de départ, certainement pas un point d’arrivée. Par ailleurs, l’intelligence n’est pas héréditaire, autrement nous aurions des individus au-delà de 300 de QI. Merci pour votre article dont j’ai pris connaissance par le réseau LinkedIn.

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  8. Merci Charlotte Parzyjagla pour votre lucidité

    J’ai découvert, sur ce réseau, que le business de la sur-douance dépassait largement les 2.13% de la population concernée. En limitant l’offre de services aux symptômes du chaland, la recette du vendeur veille à ne pas recommander un bilan cognitif. Il s’agit plutôt de conforter le prospect dans ses croyances de génie incompris.

    C’est un levier qui fonctionne bien. Maintenu dans l’illusion d’être surdoué, le client ne risquera pas la déconvenue d’un résultat de test qui révélerait son insoutenable médiocrité. Il risque une forte déconvenue, une sorte de double peine : marginal dehors et normal dedans, la lose absolue.

    Reste à notre Gourou autoproclamé détecteur de surdoués de continuer à brosser dans le sens de l’égo et de capitaliser sur l’augmentation de son portefeuille-client. Séminaires, entreprises, assos, ouvrages, chaine youtube, etc. Si le QI ne suffit pas on élargit la gamme : HP, HPI QE, Zèbre… QQ ? On finira bien par tous se trouver un trait de génie.

    J’ai une pensée émue pour cette maman qui est venue pour son fils, convaincue qu’il était HP.
    Il lui en a fallu du cran.

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  9. Bonjour, je viens de lire votre article. Dire que les hp ne sont pas hyperemotifs mais que leur intelligence leur faire souvent vivre les situations avec bcp d’intensité, c’est un peu se contredire et de même, rejeter les hypereactivites des sens, du fait que c’est lié à l’autisme, je ne vois pas l’argument. Et les autistes ont des hypo et des hypersensibilités qui varient au cours du temps. Pour moi, les hp n’ont que des hypersensibilités. Aurélie, psychomotricienne.

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    1. C’est précisément pour lutter contre les « arguments » du type: « Pour moi, le HP c’est.. » que j’ai écrit cet article. C’est ce qu’il se passe depuis la médiatisation du sujet. Chacun y va de SA conception de SA douance pour dire le HP c’est ça et ça ! Et le grand public finit par se noyer dans la désinformation.

      Je ne me contredis pas, lisez-bien. Je dis qu’ils ne sont pas hypersensibles dans le sens d’une hyperréactivité de la réaction physiologique (ce qui est une des deux conditions requise pour parler d’hypersensibilité), mais dans certains cas, ils peuvent traiter les informations avec plus d’intensité. Il s’agit dans ce cas, d’une exacerbation de la perception d’un évènement (intensité affective subjective), pas d’une hypersensibilité au sens stricte ! Je n’invente rien, ce n’est pas un point de vue personnel, je me fie aux seules études sérieuses sur le sujet (Lisez: https://books.google.fr/books?id=3s01DwAAQBAJ&pg=PT96&lpg=PT96&dq=Piechowski+%26+Colangelo,+1984&source=bl&ots=W4rb9s2BiN&sig=_nDgRUwv_y9701ik0Za3Y5tDLXE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjV24jDiezZAhVLsBQKHXR4DQ8Q6AEIMTAB#v=onepage&q=Piechowski%20%26%20Colangelo%2C%201984&f=false ).

      Les hypo ou hypersensibilités au niveau des sens sont un critère diagnostique de l’autisme. Vous ne voyez pas d’argument car il n’y en a pas. Je veux dire que ce n’est pas critère du HP, mais de l’autisme. Il a été démontré que cela était le cas chez les autistes, pas chez les HP. Donc jusqu’à preuve du contraire, rien ne permet d’utiliser cette observation pour soupçonner un HP.

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  10. C’est absolument génialement écrit. Psychothérapeute, spécialisé dans les enfants, et proprio de la chaîne psykocouac, je prépare une vidéo sur le Qi et je mettrais cet article en lien

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    1. Génial c’est beaucoup dire. L’auteure se place en juge avec un argument d’autorité tout du long. Ce qui peut desservir ses propos là à où un démontage systémique aurait beaucoup plus d’intérêt.

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  11. Le besoin de coller une étiquette me perturbe.
    Si l’on considérait la personne dans son ensemble, et non pas à travers le prisme d’une seule étiquette, l’humanité ne s’en porterait que mieux ! J’ai entendu beaucoup de parents expliquer le mal-être de leur enfant par le fait qu’il était HP… sans essayer de chercher plus à comprendre.
    Il y a autant de profils différents chez les HP que dans le reste de la population. Nous sommes uniques.
    Tant que l’on raisonnera en terme d’étiquettes et de normes (un HP est forcément comme ceci ou cela), on ne pourra pas faire avancer cette cause.

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    1. Il me semble que c’est exactement ce que l’autrice explique ici; que les gurus de la « zébritude » ne décrivent qu’un type de hqi dans leurs ouvrages et autres conférences et séminaires (chers – comme leurs consultations d’ailleurs) aussi fausse que celle du ou de la hqi premier’e de classe et destiné’e à une brillante réussite …
      Quant aux étiquettes, elles sont parfois utiles, ne fusse que pour savoir de quoi on parle.

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  12. Articles très interessant.
    J’ai passé le test de QI en novembre dernier avec une psy, les résultats étaient hétérogènes (problèmes sur la mémoire de travail), je me retrouve avec « un QI entre 125 et 130 » à cet instant T. Depuis je suis en crise identitaire ^^.
    J’ai observé cet engouement pour tout ce qui était lié aux HP, toutes ces appropriations, toutes ces croyances presque qui se créent autour du phénomène. Comment s’y retrouver alors ? Comment ne pas penser qu’on est un élément perdu dans une mascarade ?
    Je suis toujours à la recherche de la cohérence, je cherche à être toujours la plus proche possible de la vérité, de ce qui est. Et aujourd’hui je me triture le cerveau avec ces données sans savoir quoi en tirer, à me demander si je fais partie de ces gens qui sont « révélés » à tort.

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  13. Article très interessant.
    J’ai passé le test de QI en novembre dernier avec une psy, les résultats étaient hétérogènes (problèmes sur la mémoire de travail), je me retrouve avec « un QI entre 125 et 130 » à cet instant T. Depuis je suis en crise identitaire ^^.
    J’ai observé cet engouement pour tout ce qui était lié aux HP, toutes ces appropriations, toutes ces croyances presque qui se créent autour du phénomène. Comment s’y retrouver alors ? Comment ne pas penser qu’on est un élément perdu dans une mascarade ?
    Je suis toujours à la recherche de la cohérence, je cherche à être toujours la plus proche possible de la vérité, de ce qui est. Et aujourd’hui je me triture le cerveau avec ces données sans savoir quoi en tirer, à me demander si je fais partie de ces gens qui sont « révélés » à tort.

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    1. Bonjour Rozenn
      Je serais ravie d’échanger avec vous en privé sur ce sujet car j’aurais pu faire exactement le même commentaire. Moi aussi j’ai des doutes sur le diagnostic. Même zone de difficulté au niveau de l’hétérogénéité…

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    2. Merci ! Il n’est pas possible de répondre à vos inquiétudes avec si peu de détails. Je vous conseille vivement de partager celles-là à votre thérapeute afin qu’il puisse vous éclairer davantage.

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  14. Ah oui, chouette billet.
    J’ai été détecté à 14 ans, et j’ai toujours été déçu par les livres must-have sur les surdoués, ou par les grandes caractéristiques universelles qu’on leur prête : je ne m’y retrouve que rarement.
    NB : je parle notamment du best-seller d’une certaine Jeanne dont j’apprécie beaucoup la gentillesse, mais dont je déteste son terme inventé et repris partout : le fameux « zèbre ».

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  15. J’ai des amis HP testés qui reconnaissent dans mon comportement et mes propres difficultés leurs propres traits. Ils m encouragent donc à prendre rdv pour passer les tests avec des professionnels reconnus (nous habitons 3 régions différentes). Une psychologue que j avais vue m avait parlé de HPE mais comme vous le soulignez dans l article je n’ai pas vraiment compris la base methodologique de ce diagnostic chez elle….Personnellement je pense avoir un vrai problème d hyper émotivité exacerbée mais je ne pense pas avoir un QI autre que moyen et ce malgré des études plutôt réussies à un niveau social considéré comme bon.

    bref.

    Mon père est prof et quand je lui parle de HP il me renvoie une image très négative que vous décrivez à travers votre article. Il m indique que dans plusieurs classes il en a plusieurs et qu’il a le sentiment que cela devient une étiquette que l on colle à tout va pour justifier de problématiques plus vastes sans vraiment traiter le problème. Une sorte de blancseing pour excuser des points parfois à reprendre. résultat cela nous bloque dans notre relation pour parler de ma propre situation individuelle. Le phénomène décrit a bien des impacts sur la vie quotidienne de personnes que j estime en difficultés comme moi.

    Enfin sur le sujet il y a un autre point qui me gêne. Même après avoi fait potentiellement le test et qu’il s avére positif quel suivi ? je ne souhaite pas uniquement une étiquette je veux quelqu’un qui accompagne ma vie d adulte et qui me donne des voies pour mieux vivre mes difficultés quotidiennes. Au final je m en fiche d’être ou pas HP, HPE etc.

    Pour la 500000eme fois depuis plusieurs années «il faut que je prenne rdv».

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  16. Bonjour,
    Article qui souligne avec pertinence les particularités ainsi que les causes de ces dernières.
    La froideur est nécessaire pour une analyse tendant à être juste.
    Obsessionnel c’est normal d’essayer de comprendre son environnement.
    « Hypersensibilité » ou meilleure compréhension des informations fines et conceptualisation de ces dernières avec possibilité de poser des mots dessus.Les animaux font de même pour survivre , rien d’extraordinaire.
    Le mur est une suite logique mais il est pour tout le monde, difficile à éviter sans traitement des peurs et de l’inconscient, il est aussi source de connaissance.
    ……
    Bonne journée à tous, merci pour l’article.

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  17. Bonjour,
    Et merci pour cet article.
    Comment aborder ce sujet avec ses proches, sans paraître « prétentieuse », quand on se sent en décalage constant, que le mode de pensée des autres nous semble bien trop lent ?
    J’aimerais passer un test depuis longtemps, mais j’ai peur de la réaction de mes proches.
    Ave-vous des conseils à donner à ce sujet ?
    Merci d’avance.

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    1. Bonjour Marion, il me semble que 2 données s’emmêlent dans ce que vous dites ici; en effet, je ne comprends pas très bien ce que vos proches ont à voir dans votre choix de passer un bilan psychométrique? Avez-vous besoin de justifier tous vos actes (et toutes vos dépenses) auprès des vôtres? (ou une obligation?)
      Ensuite, de ma propre expérience (et de celle d’autres HQI avec qui j’en ai parlé) oui, il peut y avoir des réactions désagréables quand on en parle … (hostilité, incompréhension, dénis…) La solution que beaucoup ont trouvée est de ne pas en parler, du coup. Inversement, ça permet de rencontrer d’autres personnes concernées aussi 🙂 En fait il y a pas mal de forums et groupes où vous pourrez en discuter.

      En tous cas, il vaut mieux ne pas en parler tant qu’on ne se sent pas prêt’e à faire face à toutes sortes de réactions.
      Mais je crois que le mieux pour vous est de prendre un premier rendez-vous avec un’e professionnel’le (de toutes façons, quand on fait une demande de testing, il y a toujours un premier rendez-vous pour parler du pourquoi de votre demande) et vous pourrez aborder vos inquiétudes à ce niveau.

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    2. Bonjour, C’est vos proches qui financeraient le test ? Sinon, je pense qu’il faut envisager une chose après l’autre. Je vous conseille de passer d’abord le test et ensuite de réfléchir à la façon dont vous allez en parler. Votre état d’esprit aura probablement changé après le test. Si vous voulez aborder le sujet sans paraitre prétentieuse, il suffit d’expliquer quelles étaient vos motivations réelles. Il n’est pas possible de prévoir vraiment la réaction de votre entourage par avance. Bien à vous,

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  18. Merci pour cet article ! Je vois régulièrement des personnes auto diagnostiquées HPI car je fais passer moi-même des tests de QE. Ils sont alors là pour que leur donne des pistes quant à leur autodiagnostique HPE. Je recadre alors souvent la problématique en leur disant qu’ils risquent risquent d’être déçus car le test de QE permet de montrer à quel point ils sont intelligents émotionnellement, c’est à dire à quel point ils savent gérer de manière optimum leur émotions, les comprendre et mettre en place une stratégie émotionnelle adaptée. Ce test risque donc d’être bas s’ils se trouvent submergés par leurs émotions. Que ce soit HPE ou hypersensible, c’est une capacité à ressentir des émotions, pas à savoir quoi en faire. Par contre, cet accompagnement QE permet à des HPI de se réapproprier leurs émotions. Là où ce n’est pas systématiquement inné pour eux, ils peuvent alors passer à de l’acquit et s’adapter plus facilement à leur environnement.

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  19. L autodiagnostic !!!! J adore !! Combien de personnes rencontre t on au cours de la journée qui ne dit pas «  » moi aussi «  » moi je sais «  » . Au debut cela me déprimait, maintenant du haut de mes 50 ans ,j en souris.
    Excellent article, bonne lecture!!!

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  20. Reste quand même que pouvoir se « ranger dans une case » peut aussi faire du bien … Et je pense qu’il ne faut pas négliger le courage qu’il faut pour aller se faire tester (perso ça m’a pris des années, je viens de le faire, à 35 ans). Je n’ai pas plus de réponses et je suis tjrs malheureuse, mais me mettre dans la case HP m’a permis de me sentir moins seule. C’est déjà ça !

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  21. Bonsoir,
    Article extrêmement intéressant et mise au point nécessaire.
    Je suis embêtée car le psychiatre qui me suit depuis des années a évoqué ce fameux « diagnostic » mais sans m’avoir fait passer les tests, dont je connais par ailleurs le fonctionnement et le contenu approximatif car je viens de passer ma L3 de psycho. Quid donc de les passer un jour, pour moi ce serait biaisé même si je ne les reverrai plus pendant la suite de mes études.
    Qu’en pensez vous ? Et d’ailleurs est-ce bien utile ?
    Je vous remercie en tous cas !

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      1. Les tests Mensa sont axés sur l’intelligence logico-mathématiques. Sinon, attendre d’avoir oublié le contenu des tests..

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  22. merci. Je suis tjrs surprise de voir des personnes s’affirmer HP sans être aller rencontrer un professionnel adapté. L’auto-identification me semblait « dangereuse «. Cet article de Charlotte Parzyjagla , éclaire mon ressenti .

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  23. Bonjour, ma sœur et mon frère ont été testés. Ils ont respectivement 160 et 150 de QI (WIsc). Ils me disent que je le suis également vu mon profil atypique.Malgre tout, je ne vois pas la nécessité de passer le test, je vis plutôt bien ma vie. Est ce que des HP savent reconnaître les profils identiques aux leurs ? Merci pour.votre réponse.

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    1. Bonjour, Il y a un facteur génétique dans le haut QI. On parle d’héritabilité (à ne pas confondre avec hérédité). Si vous ne ressentez pas la nécessité d’un test, je ne vois pas pourquoi vous y contraindre… Est-ce que les HP savent reconnaître les profils identiques ? Je ne peux pas répondre si je ne sais pas ce qui leur fait penser que vous l’êtes. Bien à vous,

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  24. Bonjour, un jour ma mère a lu un livre et a décrété que j’étais HPI. J’ai pendant longtemps pris le truc à la rigolade, puis je me suis un peu penchée dessus, et me suis reconnue…. Je n’arrive toutefois pas à déterminer ci c’est mon narcissisme latent qui veut satisfaire mon égo sur-dimensionné où si il y a vraiment anguille sous roche, et ça m’obsède.
    Alors j’ai décidé de me faire évaluer, et ai longuement réfléchi auprès de qui et comment procéder….
    3 ans plus tard, j’en suis encore à tourner la question dans ma tête, je voudrai en avoir le coeur net, ça expliquerait tellement de choses (vous avez du l’entendre un paquet de fois celle-là), et en même temps j’ai peur du résultat, si je ne suis pas HPI, quelle déception, oui mais si je le suis, qu’est ce que ça change? alors, je me dis que finalement ont s’en fou de savoir si je suis HPI ou pas,
    et puis…. de nouveau je sens le décalage, je backtrack, remonte le fil à l’envers, ne dit rien, ou des bêtises et je passe pour une conne, alors la question revient sur le tapis, j’aimerai bien en avoir le coeur net P……., mais si je ne le suis pas, est ce que mon égo y survivra? Comment je pourrais expliquer ma différence, me rassurer??? si je suis finalement pas HPI?
    Vous le voyez là, le serpent qui se mord la queue?
    Comment je sort du cercle vicieux? Des conseils? Des retours sur expériences

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    1. Il n’y a qu’un seul moyen de sortir de ce cercle vicieux: passer un test ! Vous savez que ce questionnement reviendra. Je ne connais pas une seule personne qui soit venue se faire tester par mégalomanie. Quand on se croit supérieur, on a pas besoin d’aller vérifier l’info en passant un test. Si votre confiance est trop fragile, vous pouvez toujours aller consulter pour demander l’avis d’un professionnel qualifié sur le sujet; cela peut éventuellement vous donner un peu plus d’assurance si cette personne vous le conseille. Parfois, c’est une question de moment, de rencontre…

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      1. Bonjour Charlotte et merci pour cet article.
        Ma situation est en très grande partie analogue à celle de Cécile à qui vous conseiller de consulter un professionnel qualifié avant d’éventuellement passer le test.

        Juste quelques petites questions:
        -Etant donné le nombre d’infos/contre infos, « experts » réputés puis decriés, avis biaisés… à qui se fier ? Comment trouver un professionnel de confiance, réellement spécialiste du sujet (et pas uniquement « célèbre ») ? Il y a plusieurs psychologues et centres proposant le test sur ma region (lyon), mais compte tenu du coût (aussi bien financier qu’émotionnel) qu’un tel test représente pour moi, j’avoue que je suis un peu perdue dans mon choix. Auriez vous des collègues compétents à recommander ?
        -Si on « échoue », comme moi, aux pre-tests proposés sur le site de MEMSA, pensez vous qu’il soit réelement pertinent de prétendre passer le test WAIS ? Ou dois-je tout de suite réorienter mon attention sur d’autres causes à mes problèmes que celle de la haute potentialité?
        – J’ai lu que des états tels que la depression, l’angoisse de performance et le manque de confiance en soi chez l’adulte pouvaient perturber les resultats du test ? Comment être sûr alors du résultat ?

        Merci d’avance pour votre réponse,
        Bien à vous,

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  25. « Et le manque de rigueur de ces informations fait du mal aux surdoués, car ils incitent d’autres personnes, non-surdouées, à s’autodiagnostiquer et à créer un phénomène de mode dont les surdoués deviennent les victimes. »
    D’autant plus quand, même diagnostiqué, on souffre encore d’une forme « d’illégitimité » à ses propres yeux. C’est déjà assez compliqué de savoir vraiment qui on est sans y rajouter les regards, normes et cases que peuvent imposer les jeux sociaux. Non, le haut potentiel ne doit pas devenir une « mode ».

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