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« Tous HP ? Folie d’un engouement et d’une désinformation» le billet d’humeur de Charlotte Parzyjagla

Charlotte Parzyjagla, psychothérapeute spécialisée dans le haut potentiel vient de publier son deuxième ouvrage sur les adultes surdoués aux éditions ellipses. 

JULIETTE ARTICLE
Charlotte Parzyjagla est  psychothérapeute et auteure spécialisée dans le haut potentiel

Il y a quelque temps, j’ai publié un article sur les enfants précoces pour la sortie de mon livre dans un journal local. Quelques jours après, je suis allée me promener avec ma fille. Je me souviendrai longtemps de ce mercredi de congé !

Les quelques dizaines de personnes que j’ai rencontrées m’ont toutes parlé de mon article. Chose étonnante, tout le monde semblait connaître le sujet de la précocité. Chose encore plus étonnante, je n’ai pas croisé une seule personne qui ne m’ait pas dit : « Mon fils, ma fille, mon mari, la fille de mon conjoint, la fille de ma sœur, ma sœur, mon frère ou moi-même, a été diagnostiqué HP » (pour rappel : on diagnostique un cancer, on détecte ou révèle un HP puisque ce n’est pas une maladie.) Comme les surdoués représentent 2,13 % de la population, on peut imaginer que, forcément, chaque personne en connaît au moins un ou deux. Ce qui m’intrigue c’est que les gens me décrivaient des individus très proches en parenté. À moins que le QI de mon village explose les scores nationaux, il me semble qu’il y a un problème…

À mon cabinet, la plupart des demandes que je traite sont pertinentes.

Mais parfois, j’ai ce genre d’histoire : Une dame arrive, gentille, humble et douce ; accompagnée de son fils. Elle a lu, par hasard, un article publié sur Facebook intitulé : «Surdoué et échec scolaire ». Parce que le titre est racoleur, elle ouvre le lien. Elle ne pense pas une seule seconde à son fils à ce moment, même pas secrètement. Elle et son mari sont ouvriers, sans diplôme. Comme beaucoup de gens, elle associe encore intelligence et diplôme. Personne n’a jamais brillé par ses compétences intellectuelles dans la famille. Son fils, de surcroît, vient d’intégrer une SEGPA. Elle sait que les SEGPA sont faites pour les gens en difficulté. Mais, oh stupeur, lorsqu’elle se met à lire l’article, cela ressemble à son fils ! L’article parle d’un ennui à l’école, d’une agitation faisant penser à un trouble du comportement, de la difficulté à gérer l’autorité, d’une intolérance à l’effort, d’un grand besoin de sens, du fait que les surdoués ont du mal à se faire des amis, qu’ils ont des difficultés avec la méthodologie, etc. C’est son fils qui est décrit !

Elle se renseignera plus avant et osera enfin franchir les portes de mon cabinet. Elle m’adressera une liste de toutes les caractéristiques qu’elle a lues sur divers articles. Ses recherches sont rigoureuses. Après avoir rencontré son fils, je me dis que cette dame n’est pas de celle qui surévalue son fils. Elle est lucide sur lui et le connaît bien. Mais… mais, le profil ressemble tellement, qu’elle ne voudrait pas passer à côté de quelque chose ! J’émettrai des réserves, mais elle voudra le tester, sinon, cela trottera toujours dans sa tête. Elle paiera donc la somme de  250 euros pour s’entendre dire que son fils a une intelligence très inférieure à la moyenne de la population.

Qu’est-ce qui explique que de plus en plus de personnes pensent être HP ? D’où viennent tous ces HP ? Le sont-ils vraiment?

 

Il faut croire que, dans une société en perte de repère, mettre les êtes humains dans des catégories diagnostiques a quelque chose de rassurant. Qui n’a pas entendu parler, aujourd’hui, de pervers narcissique ou de trouble bipolaire ? L’engouement pour les HP est encore plus intense qu’il est narcissiquement beaucoup plus agréable de justifier des comportements extrêmes par une grande intelligence que par une maladie.

Mais, dès lors que je pose la question à ces prétendus HP : « Avez-vous passé un bilan cognitif ? », j’ai une grande majorité de réponses étonnantes : « Non, les tests ce n’est pas très fiable », « C’est une kinésiologue (variantes : c’est le pédiatre, l’ostéopathe, le médecin de famille, etc.) qui a posé le diagnostic », « C’est l’avis de la maîtresse qui n’a jamais vu un enfant si vif », « Son père l’est, il a toutes les caractéristiques, le fils lui ressemble énormément », « J’ai une copine HP (testée, elle) qui m’a dit que je devais l’être». À chaque fois, les gens ont un tel aplomb dans leurs réponses que, même avec mon bagage de connaissances sur le sujet, je finirais presque par me dire : « Si ça se trouve, c’est vrai ». Je ne vois pas de problème, a priori, lorsque ces personnes sont adultes. Lorsque ce sont des adolescents ou des enfants à qui les parents disent qu’ils sont surdoués, c’est déjà plus inquiétant. Surtout que, en général, ce pseudo-diagnostic intervient quand un enfant a des difficultés, pour justifier ces difficultés. Ils vont grandir avec des parents qui fantasment leurs capacités et attendent d’eux les réussites en conséquence. Cela équivaut, bon an mal an, à demander à un enfant avec une jambe dans le plâtre de réussir un cross. Imaginez-vous dans quel état d’impuissance peut se trouver un tel enfant. On ne vient pas en aide à un enfant en le surestimant, mais en le voyant tel qu’il est avec ses forces et ses faiblesses !

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Les adultes surdoués, le dernier ouvrage de Charlotte Parzyjagla

Secondairement, ces pseudo- diagnostics ont des conséquences fâcheuses sur la prise en charge des vrais enfants précoces à l’école. À ce jour, lorsque j’ai un enseignant ou un directeur d’établissement en ligne au sujet d’un enfant que je suis, dans 90 % des cas, ils ont un ton incrédule ou agacé. La semaine dernière, une enseignante m’a dit « Écoutez, Madame, j’ai neuf enfants précoces dans ma classe, je ne peux pas m’adapter à chacun d’eux ». (Neuf, vous avez dit neuf ?) En clair, les enseignants en ont marre (et on peut les comprendre) de tous ces parents qui viennent dire : «Comprenez… si mon enfant n’écoute pas et ne respecte pas votre autorité, c’est parce qu’il est précoce ».

Cette folie de l’auto-diagnostic touche autant la population néophyte que certains psys. On ne peut pas leur en vouloir à eux non plus, les parents ou adultes croient les pseudo articles sur les surdoués, car ils sont écrits par des gens censés être fiables et les psys sont trop occupés pour aller chercher des infos véritables (dures à trouver, de surcroît) et finissent par croire, ceux qui sont censés mieux connaître le sujet.

J’ai pu voir, à ce titre, des bilans où il est mentionné « Malgré un QI moyen, le profil émotionnel de l’enfant atteste d’une précocité intellectuelle ». Encore une fois, les psys n’en sont pas pour autant incompétents, seulement, souvent le QI total n’est pas pertinent (en raison d’une hétérogénéité) et on peut supputer un HP avec des résultats non conformes à la fameuse mesure de 130. C’est parfois pertinent, dans le cadre d’une comorbidité (autisme, TDAH, anxiété, trouble « dys », dépression, etc.), parfois, ça ne l’est pas. Dans ce genre de cas, la prudence et l’humilité du thérapeute (face à la complexité du sujet) sont de mise, mais il devient difficile, de garder cette droiture-là quand les parents font pression, qu’on a un cabinet en libéral qui est à la merci des commentaires internet, une formation sur les tests de QI largement incomplète dans la plupart des universités et des milliers d’informations erronées qui circulent.

 

Lorsque j’ai démarré mon activité, que j’ai décidé de consacrer aux personnes à HP, j’étais moi aussi pleine d’idées préconçues sur le sujet. Il m’est arrivé, à deux reprises, lors de mes premières consultations, d’observer un enfant et de me dire qu’il correspondait à tous les critères cités des surdoués. J’avais la conviction intérieure de ne pas me tromper et un bilan cognitif montrera le contraire. Ça m’a servi de leçon !

Aujourd’hui, forte de mon expérience avec des « vrais surdoués », je n’ai plus ce genre de conviction. Je dirais même que plus j’avance dans mes observations de la singularité de chacun d’eux, moins j’observe de récurrences en terme de caractère ou ne me sens capable de prédire que tel ou untel est surdoué avant un bilan. Évidemment, lorsqu’un enfant sait lire à 4 ans, qu’un adulte est arrivé major de ses trois cursus universitaires, les doutes sont minces.Mais il arrive, qu’au détours d’un test fait presque par hasard avec un enfant adapté, aux résultats scolaire justes corrects, assez lisse d’apparence (pas de grandes questions métaphysiques, d’anxiété ou de problème de sociabilisation) qu’on découvre un QI qui explose le plafond.

Les capacités cognitives ne font pas toujours autant de bruit qu’on l’imagine ! Autant sur le plan de la réussite que du comportement. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’actualité, 2/3 des surdoués seraient en échec scolaire et la plupart seraient agités, angoissés, etc. Ce paysage d’une enfance inadaptée contraste avec les enfants que je reçois au cabinet, qui, bien qu’étant ici parce qu’ils ont des difficultés, sont rarement en échec scolaire (entendre : redoublement ou arrêt de la scolarité avant le bac). Les seuls qui le sont, ont un autre trouble associé : dyslexie, dysorthographie, TDAH, etc. C’est donc, dans mon cabinet, le trouble ou le cumul des deux qui paraît responsable de l’échec, pas le HP en lui- même.

Dire HP = échec scolaire est faux sous mon toit, mais aussi, et surtout, faux sur le plan scientifique. Il faut se rappeler qu’à l’origine, ce qu’on appelle « surdoué », c’est un individu qui obtient une réussite significativement plus élevée que la majorité de la population à un test de QI.

La question de savoir si ce fameux test mesure bien l’intelligence n’est pas d’à propos ici. Ce que l’on en sait, malgré tout, c’est qu’il est un prédicateur fiable, sur le plan statistique, de la réussite académique. C’est d’ailleurs pour cette seule raison qu’il a été créé. C’est un prédicateur des possibilités de réussite, pas une mesure de la réussite scolaire avérée. On voudrait pouvoir croire que tout est mécanique : si tu as un haut QI, tu vas échouer à l’école parce que tu es inadapté ou réussir, car tu en as les capacités. Si tu as un haut QI, alors tu as une sensibilité à fleur de peau et tu finiras seul ou marié avec un pervers narcissique (beaucoup d’articles relatent que les HP sont des aimants à pervers narcissique). On voudrait pouvoir croire que l’humanité se découpe en deux parties : ceux qui ont un QI jusqu’à 129 et ceux qui ont un QI de 130 ou plus et qui sont, eux, empathiques, hypersensibles, etc. Je ne nie que certains HP, en toute bonne foi, se reconnaissent dans ces caractéristiques et que cela les aide, je dis que cela ne représente pas plus les HP que quelqu’un d’autre.

Prenons un exemple : vous avez une grande empathie. Bonne nouvelle, car si vous n’avez pas d’empathie, vous êtes un sociopathe ! Heureusement, la grande majorité des humains en ont, pas que les surdoués. Les surdoués en ont-ils plus ? On peut imaginer que leurs bonnes compétences cognitives leur permettent d’appréhender de façon plus fine ce que ressent autrui, mais ça ne veut pas dire qu’ils vont le faire ! En l’occurence, au cabinet, je reçois des surdoués très empathiques, d’autres, qui pensent l’être, mais qui sont beaucoup trop autocentrés pour s’intéresser vraiment à autrui, d’autres enfin ne le sont pas plus que ce qu’il faut pour ne pas être un sociopathe.

Alors, parfois, cette empathie peut créer des cas de conscience entêtants, extrêmement douloureux, dont le surdoué a du mal à se distancier. Cela arrive assez souvent pour être honnête. Seulement, ce n’est pas forcément parce que le surdoué est plus empathique que les autres. Cela peut tenir du fait, prouvé celui-là, que la population surdouée serait peut-être un tantinet plus obsessionnelle que la majorité de la population. Autrement dit, ces cas de conscience ne sont pas dus à un surcroît d’empathie, mais à une tendance à la culpabilité, due à des traits obsessionnels. Et cela n’est pas le cas de tous les surdoués. Il n’a jamais été démontré que les surdoués avaient davantage d’empathie, donc cela n’est pas un critère psychologique du surdoué en propre.

 

Prenons l’exemple de l’hypersensibilité. Les surdoués seraient particulièrement hypersensibles. J’en connais qui sont très froids. Oui, oui ! On me rétorquera que c’est une protection ou qu’ils sont peut-être autistes. Je répondrai que je ne connais que très peu de personnes chez qui la froideur n’est pas une protection et que beaucoup d’autistes sont très sensibles.

Sur le plan scientifique, il a été infirmé que les surdoués seraient hypersensibles dans le sens d’une hyperréactivité de la réponse physiologique (augmentation du rythme cardiaque, mains moites, poils qui s’hérissent, etc.,) en situation émotionnelle. Les hypersensibles, eux, le sont significativement !

Cependant, les surdoués seraient davantage que les autres en mesure de se créer une surreprésentation psychologique d’un évènement. Un peu comme un hystérique qui grossit les évènements. Mais chez eux, pas de théâtralisation abusive. Cela est cohérent avec le fait que les surdoués ont un meilleur traitement cognitif des informations. En clair, quand ils manifestent cet aspect de l’hypersensibilité (ce qui n’est pas toujours le cas), c’est souvent parce qu’ils ont une bonne mémoire, une plus grande capacité d’impliquer des détails évocateurs dans une représentation d’une situation qui tout à tout gagne en intensité !

Et enfin, l’idée d’une hyperréactivité des sens chez le surdoué, relayée dans de nombreux ouvrages et articles (problème avec les étiquettes qui grattent, hypersensibilité à la lumière, au bruit, etc.) sont des caractéristiques qui sont propres à l’autisme, pas au haut potentiel.

Quant à cette idée de pensée en arborescence, on ne sait pas ce que cela renferme puisque ce n’est pas un concept aux contours clairement théorisés. Chacun y met ce qu’il veut dedans.

Une autre idée fait fureur, celle de haut potentiel émotionnel. Pour ceux qui ne le saurait pas, ce pseudo concept a été inventé par une psychanalyste auto-diagnostiquée HP qui prétend que tout ceux qui sont agoraphobes sont surdoués et qu’elle peut diagnostiquer des surdoués par téléphone au moyen d’un paiement, parce que, selon ses mots précis : « Le surdoué, ça s’entend au téléphone ».

Cette idée a fait tellement de tapage que je reçois, très souvent, des gens qui me disent : « Je ne sais pas si je suis HP, mais je suis HPE !» Comme il n’existe aucun test fiable pour mesurer le potentiel émotionnel – c’est-à-dire que la notion de HPE n’existe pas plus que le syndrome de Peter Pan-, on est bien malaisé pour les contredire. À des moments comme celui-là, j’ai envie de demander si c’est Mickey ou Minnie qui les a « diagnostiqués ». Mais, je ne le fais pas. Car, il ne faut pas oublier que derrière cette folie du « diagnostic » se cache, au mieux, une grande complaisance envers soi-même, au pire, une vraie souffrance dont on ne peut pas rire.

 

Je ne dis pas que toutes les informations qui circulent frénétiquement autour du sujet sont fausses. Je dis qu’il faut opérer une hiérarchisation de leur pertinence et une clarification conceptuelle des termes employés pour décrire les surdoués, au risque de se noyer dans la désinformation. Certains surdoués pleurent en lisant ces articles/livres, parce que ça fait écho avec force en eux. Et ça leur fait du bien. Cela fait du mal, en revanche, à ceux qui se sont identifiés à ces mêmes livres et qui apprennent qu’ils ne sont pas surdoués.

Et le manque de rigueur de ces informations fait du mal aux surdoués, car ils incitent d’autres personnes, non-surdouées, à s’autodiagnostiquer et à créer un phénomène de mode dont les surdoués deviennent les victimes.

 

Le dernier livre de Charlotte Parzyjagla

 

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De (trop) nombreux élèves « dys » pénalisés pour le bac

Pour cette année 2018-2019, l’inclusion reste une splendide chimère. En témoignent, les difficultés rencontrées par les élèves porteurs de troubles dys à l’heure des examens de fin d’année. 

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Elle s’appelle Léa, c’est une jeune fille en apparence comme les autres. Une jeune fille qui se projette dans les études supérieures, après le bac. Seulement voilà, au moment de l’épreuve du bac, elle devra se passer du logiciel de compensation qu’elle utilise depuis la sixième. Le rectorat refuse en effet de lui en accorder l’autorisation. 

Comme chaque année, les « dys » sont nombreux à se voir refuser les aménagements qui devraient leur être accordés de droit. En outre, certaines académies, non contente de freiner la réussite des jeunes, tardent à livrer leur réponse négative, annihilant les possibilités pour les familles de se retourner. 

Dans un communiqué, la Fédération Française des dys dénonce « des pratiques illégales, injustes et variables d’un rectorat à un autre, qui privent les élèves porteurs de troubles Dys de leurs droits constitutionnels, leur permettant de bénéficier d’un traitement équitable sur tout le territoire. »

Une décision d’autant plus incohérente que les mêmes élèves bénéficient de ces aménagements tout au long de l’année scolaire  dans le cadre des dispositifs adaptés : les Projets Personnalisés de Scolarisation (PPS) et les Plans d’Accompagnement Personnalisé (PAP).

Nonobstant la loi du 11 Février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, selon laquelle tout enfant a le droit d’être scolarisé, ainsi que le projet de loi pour l’école de la confiance de Jean-Michel Blanquer qui annonce un « renforcement de l’école inclusive », les administrations continuent de faire barrage à l’école pour tous. 

« Cette année, par exemple, tous les élèves d’une classe d’ULIS, bénéficiant de projets personnels de scolarisation et d’aides humaines tout au long de l’année scolaire, se sont vu refuser tous les aménagements aux examens. » dénonce encore la FFDys .

 

 

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Le neuromythe cerveau gauche-droit, toujours présent à l’école?

Dénoncé par de nombreux neurologues, le mythe d’une tendance cérébrale (cerveau gauche ou cerveau droit) persiste comme croyance populaire, s’immisce dans les périodiques sous forme de révélation et résiste sur les bancs de l’Education Nationale. 

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L’échelle de couleur  montre  la latéralisation gauche (couleurs chaudes) ou la latéralisation droite (couleurs froides), Université d’Utah.

En 1861, Paul Broca, médecin et anthropologue, suivait un patient ayant perdu l’usage de la parole. L’examen de son cerveau après sa mort montrant que seul l’hémisphère gauche avait subi des lésions (en particulier une lésion de la troisième circonvolution frontale gauche), tandis que le cerveau droit demeurait intact, il en conclut que les fonctions langagières étaient situées dans cette partie du cerveau. Depuis, la théorie de l’asymétrie et de la latéralisation du cerveau a perduré.

 

Interdépendance des hémisphères

En 2013, l’université d’Utah met fin au mythe cerveau gauche-cerveau droit dans son étude « An Evaluation of the Left-Brain vs. Right-Brain Hypothesis with Resting State Functional Connectivity Magnetic Resonance Imaging ». Cette étude, qui a duré deux ans, a consisté en l’analyse des scanners des cerveaux de 1011 individus âgés de 7 à 29 ans, et observé l’activation de 7266 régions de la matière grise  afin de mettre en évidence une éventuelle latéralisation du cerveau. La conclusion est sans appel: lors d’une action, les deux hémisphères sont autant activés l’un que l’autre.  Ainsi, selon le compte rendu de cette étude, si il existe bien une asymétrie cérébrale, les individus ne privilégient pas de manière manifeste leur réseau cérébral gauche à leur réseau cérébral droit, il n’y a pas d’ « artistes-cerveau-droit » ou de « pragmatique-cerveau-gauche ». En outre, si  certaines fonctions sont latéralisées dans un seul hémisphère (par exemple, la musique et les processus spatio-visuels sont localisés dans l’hémisphère droit, tandis qu’on situe le langage et les maths dans l’hémisphère gauche), il subsiste une interdépendance et une activité simultanée des deux hémisphères. On ne peut donc pas parler de « latéralisation du cerveau ».

Des recherches récentes vont encore plus loin, jusqu’à remettre en cause la localisation cérébrale.

          En 2016, Hugues Duffau, brillant neurochirurgien au CHU de Montpellier, publie «L’erreur de Broca». Dans cet ouvrage, il décrit l’incroyable plasticité du cerveau, sa capacité à se «remodeler» en permanence, mais aussi le fonctionnement du cerveau, qui ne s’organise pas en deux zones indépendantes. Il a en effet pu observer également que pour commander une action, un ensemble de régions réparties sur les deux hémisphères était sollicité. Le professeur Duffau ne croit pas à « l’aire de Broca » : lors de ses opérations (connues pour être pratiquées à cerveau ouvert avec une phase de conscience des patients), il aurait supprimé des centaines d’aires de Broca sans que cela n’impacte le langage.

Qu’en est il alors de la théorie des localisations cérébrales? « Nous avons tous un cerveau organisé différemment. La théorie du localisationnisme, à savoir qu’une région correspond à une fonction, est un concept totalement faux. On sait maintenant qu’un cerveau est organisé en réseaux complexes et lorsque vous opérez un patient sous anesthésie générale en rentrant dans son cerveau vous ne savez pas où se trouve, dans ces réseaux complexes, les zones cruciales par rapport aux zones compensables. Vous devez attendre qu’il soit réveillé après l’intervention chirurgicale pour vérifier s’il bouge toujours bien, s’il parle toujours bien, s’il est capable de comprendre… Si le patient est endormi on ne peut pas vérifier ses fonctions en temps réel. » explique le docteur  Duffau dans une interview au site « vivre demain ». C’est pour cette raison que le neurochirurgien explique établir des cartes individuelles du cerveau de chaque individu.

Mais le neuromythe  « cerveau gauche cerveau droit » prospère, en particulier dans l’Education Nationale. Sophie, enseignante dans le premier degré, en témoigne « nombre de mes collègues parlent encore d’élèves plutôt « cerveau droit » ou plutôt « cerveau gauche », en ayant le sentiment d’apporter de la matière au débat pédagogique. En même temps, vu que nous ne sommes absolument pas formés, c’est logique ! ». Selon       S. Masson, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Quebec à Montréal, 80% des enseignants croient en la dominance d’une partie du cerveau. Aussi dans la bouche des enseignants, mais aussi dans bon nombre de documents rédigés par l’»élite » de l’Education Nationale, où l’on nous  parle  de « sur engagement » de l’hémisphère droit, par exemple, la rumeur subsiste. Un nouvel exemple de l’utilisation hasardeuse et très superficielle des neurosciences dans l’Education Nationale.

Pour aller plus loin:

http://sciencebasedmedicine.org/left-brain-right-brain-myth/

https://vivredemain.fr/2016/01/28/hugues-duffau-cerveau/

http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0071275#s3

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Béatrice Sauvageot, pasionaria des troubles dys, sort une application dédiée aux troubles de l’apprentissage

On ne présente plus Béatrice Sauvageot dans le monde de la dyslexie. Orthophoniste, musicienne, co-fondatrice de l’association « Puissance dys », auteure de « Vive la dyslexie » et de « La dyslexie, c’est fini », Béatrice Sauvageot propose depuis 22 ans une méthode pour rééduquer les dyslexiques, notamment grâce   à l’expression artistique et au jeu. Entourée d’un groupe de recherche, elle a mis au point l’application « Dysplay », un outil pour « démocratiser le repérage et la rééducation de tous les troubles de l’apprentissage ».

 

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Béatrice Sauvageot, une carrière dédiée à la dyslexie

Béatrice Sauvageot n’est pas dyslexique. Pourtant, elle n’a pas attendu la fin de ses études pour se passionner pour ces profils atypiques. C’est lors d’un stage qu’elle découvre « le traitement horrible » réservé aux élèves dyslexiques et s’empare de cette nouvelle cause: « J’ai eu le sentiment qu’on maltraitait les élèves. Et puis je me suis demandé: pourquoi on n’aide pas les adultes aussi? ».

Déterminée à comprendre et à jouer un rôle face à la dyslexie, elle se forme aux neurosciences et fonde avec Jean Métellus l’association ‘’Puissance dys ».  Elle élabore sa propre méthode qu’elle met en oeuvre dans  un centre pédagogique et thérapeutique, une méthode aujourd’hui utilisée dans 24 pays.

Son objectif? Eradiquer la dyslexie. Ou du moins, le terme de dyslexie, intrinsèquement négatif. « Autrefois, être gaucher était perçu comme un dysfonctionnement. Pour la dyslexie, c’est pareil: ce n’est pas un dysfonctionnement, c’est un fonctionnement différent », nous a confié Béatrice Sauvageot. La dyslexie n’est donc pas une déficience, loin s’en faut: «Depuis une dizaine d’années, nous avons découvert des perceptions visuelles des lettres et des mots chez les dyslexiques et les dysorthographiques. Les zones utilisées pour déchiffrer ne sont pas les mêmes que les nôtres, elles passent par 3 analyses simultanées des lettres. Si on analyse les rythmes d’association des groupes de graphèmes, nous percevons que les dys déchiffrent de la même façon qu’un musicien devant une partition : il a besoin de la contre forme, de la complémentarité et d’indications diverses de couleurs, de pleins et de vides afin d’accéder à une lecture fluide, le déchiffrage est son ennemi. »

Elle propose alors une nouvelle appellation pour parler de dyslexie: l’ambilexie. En effet, les ambilexes doivent apprendre la lecture officielle comme une langue étrangère, une langue qui ne possède ni la même logique, ni la même structure que la leur. Pour ce faire, Béatrice Sauvageot et son équipe ont  mis au point une méthode ludique et artistique,  mobilisant le schéma corporel, la musique, la danse, ou encore le rire, qu’elle propose à son cabinet libéral, mais aussi en milieu scolaire, carcéral, hospitalier ou universitaire.

Si l’on parle de « méthode Sauvageot », celle qui lui a donné son nom ne propose pas de méthode figée : « Il faut créer une méthode par individu, on est un peu le Bricorama des enseignants, des parents, de profs »s’amuse-t-elle. C’est sans doute ce regard alerte et cette inventivité qui en ont fait une professionnelle incontournable de la rééducation des « troubles dys », et lui ont valu un prix de la fondation de France en 1992.

DYSPLAY,  l’application pour repérer et rééduquer la dyslexie

C’est dans une perspective de « démocratisation du repérage et de rééducation de tous les troubles de l’apprentissages »qu’elle et son équipe ont mis au point, avec le soutien du groupe de protection sociale Malakoff Médéric, l’application « Dysplay », disponible sur Google play, et prochainement sur l’Apple Store.

Elaborée avec le concours d’enfants, de parents, d’enseignants et de professionnels, cette application qui peut être utilisée dès la maternelle veut faciliter le repérage et la rééducation de tous les troubles de l’apprentissage, qui concerneraient 24 % de la population mondiale.

Reconnue par le journal international de médecine et la MDPH, l’application Dysplay Repérage, gratuite, permettrait de poser un diagnostic en moins d’une heure. Elle consiste, pour les enfants, en une série de 112 questions, de 133 questions pour les adolescents et de 162 questions pour les adultes ainsi que des tests de lecture à partir de la police bilexique.

L’étape suivante, en cas de diagnostic de troubles, c’est Dysplay Rééducation. Une application, cette fois-ci payante, fidèle à  l’esprit ludique et artistique de la méthode Sauvageot, constituée de jeux-exercices et d’une progression par paliers. Béatrice Sauvageot y propose aussi des « audiocaments » pour stimuler la plasticité cérébrale et les sens.

La thérapie par le son, notre orthophoniste touche à tout y avait déjà eu recours en créant l’application « Résonnances » avec la complicité des musiciens Solrey et Desplat, un outil d’hyper-stimulation du cerveau qui optimise « la concentration, l’attention, les mémoires, le contrôle et l’estime de soi », en procurant une  « sensation durable de bien-être et de réussite ». Autant de sources d’inspiration pour les thérapeutes qui parviendront, espérons dans un futur proche, à éradiquer incompréhensions et discriminations dont sont trop souvent victimes nos petits atypiques.

 EDLN-JS-Mai 2019

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Appel à la mobilisation : Les Z’handi en Colère montent à Paris !

TractPaysage-1Handi-Social, le CLHEE, et le Collectif de lutte anti-capacitiste (CLAC) appellent à se mobiliser pour nos droits, la désinstitutionnalisation, l’abolition du modèle médical du handicap et des normes (neuro)capacitistes-validistes et productivistes nous excluant!

Tous et toutes le 9 mars 2019 au FORUM DES HALLES, 75001 PARIS, Châtelet-les-Halles, Porte Lescot le 09 mars à 14h00. La ligne 14 est accessible.

Mot d’ordre et revendications :

-Parce que nous voulons en finir avec le modèle médical du handicap, qui fait de nous des objets de soins !
-Parce que nous voulons en finir avec le système capacitiste-validiste de notre société, qui nous exclue !
-Parce que nous voulons en finir avec la ségrégation et la violation des droits humains en institution* !
-Parce que nous voulons un modèle social du handicap, afin d’être considéré·e·s en tant que sujets de droits ! Nous exigeons le respect strict de la Convention des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU !
-Parce que nous voulons d’une société qui inclue réellement l’humain dans sa diversité. Nous exigeons la suppression de toute norme pensée sur un modèle de capacités et de performances !
-Parce que nous voulons en finir avec le capitalisme et les politiques réactionnaires qui organisent notre dépendance et notre précarité avec la complicité d’associations gestionnaires qui confisquent notre parole.
-Et parce que nous voulons la désinstitutionnalisation, pierre fondatrice de la lutte contre les discriminations fondées sur des incapacités. Nous exigeons tous les moyens nous permettant d’accéder à une vie autonome, pour toutes et tous !

RIEN POUR NOUS SANS NOUS

Télécharger en cliquant le flyer de la mobilisation à diffuser

Accessibilité :

Pensez à concevoir des pancartes, textes, banderoles sur l’autisme et prenez vos moyens de communication augmentés et alternatifs, tissus pour s’asseoir par terre. Et protégez vous (vos stimmers, casque, boules quies, lunettes de soleil) !

Le Forum des Halles est accessible par le METRO Ligne 14 (accessible en fauteuil roulant) Arrêt « CHÂTELET ». Vous pouvez ensuite rejoindre le Forum en empruntant la rue des Halles jusqu’à la porte Lescot.

Plan :

-Depuis le RER  les halles ou le métro châtelet les halles (ligne1, 4 , 7, 11, 14 accessible) prendre la rue des Halles, la rue Pierre Lescot pour se rendre devant la porte Lescot (entrée du dôme des halles) près de place de la Fontaine des innocents

*comme l’a souligné la rapporteure de l’ONU en visite en France

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autisme, école inclusive

« AESH, c’est de moins en moins un métier », la colère d’Emma, AESH depuis 4 ans. 

Alors que le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a fait voter dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2019 une modification dans le recrutement des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), la colère monte dans les rangs de ces membres indispensables de la communauté scolaire: non reconnaissance du métier, incohérence des directives, contrats toujours aussi précaires… Emma, AESH depuis 4 ans, nous a livré son témoignage. 

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Des enfants « à besoins particuliers », Emma en a suivi plus d’un en 4 ans:  TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyper-activité), syndrome de Cornelia de Lange, autisme… Avec un bac + 3, une expérience diversifiée, une formation au handicap ainsi qu’à l’autisme, et surtout l’empathie dont elle semble faire preuve à l’égard des enfants, Emma a tout de l’AESH idéale. Et pourtant, elle claquera bientôt, comme certains de ses collègues , la porte de l’Education Nationale. 

Après deux années sous le statut d’AVS, on a proposé à Emma de signer un contrat d’AESH « On m’a expliqué que ce statut avait vocation à me protéger, et qu’avec ce contrat, on ne pourrait pas me faire faire d’autres tâches que ce pourquoi j’avais été recrutée et formée » . Emma a donc signé, après quelques hésitations. Finalement, c’est double peine pour la jeune philanthrope, qui voit son salaire diminuer de manière significative, et qui reste, au sein de son école, une variable d’ajustement du manque de personnel. En effet, les enseignants privés du soutien qu’apporteraient par exemple des EVS, confient à l’AESH des tâches qui n’ont rien à voir avec sa formation ou avec le contrat initial: tâches administratives, garde d’une classe pendant plusieurs heures, « j’ai même du changer une petite fille qui s’était fait pipi dessus, seule, parce qu’on ne pouvait pas faire autrement ». Une situation qui agace d’autant plus Emma que certains élèves, qui auraient besoin de son soutien, ne sont toujours pas notifiés   . 

Aujourd’hui, Emma prépare son départ «  Je ne pars pas maintenant, pour les enfants, mais je suis tellement en colère que si je le pouvais, je partirais de suite ». Départ motivé par la réception d’un mail la semaine dernière, qui a fini de mettre le feu aux poudres:   « Dans ce mail, on m’annonce clairement que dès à présent, je serais à disposition de l’école et que l’on pourra me demander d’effectuer des tâches administratives, alors que le contraire avait clairement été annoncé lors de la signature du contrat. Cela se fera au détriment d’autres élèves non notifiés qui pourraient, par exemple, avoir besoin de mon aide. Je ne suis pas formé et je n’ai pas signé pour faire du secrétariat. AESH, c’est de moins en moins un métier ». 

Quelles sont les revendications des AESH?

Dans un communiqué départemental, les syndicats FSU – FO – SE-UNSA – CGT Educ’action – SUD Education appelaient à manifester à Avignon le 6 février dernier.

Parmi leurs revendications principales:

➢ une revalorisation immédiate des salaires ;

➢ le versement de l’indemnité REP-REP+ pour les AESH exerçant en éducation prioritaire ;
➢ la création d’un véritable statut pour les AESH ;
➢ des emplois stables, pérennes et reconnus ;
➢ la création du nombre d’emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins ;
➢ le droit de pouvoir travailler à temps complet ;
➢ une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail.

 

Outre des contrats toujours aussi précaires et le peu de cas qui est fait des enfants, Emma déplore d’avoir été avertie, par mail et sans concertation aucune, des modifications de sa mission par mail : « on n’a pas voix au chapitre, on n’a aucun espace de parole». Emma ne sait même pas à quel interlocuteur s’adresser, mais compte bien se rapprocher d’un syndicat pour exprimer son amertume.

EDLN- JS

 

 

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Dans la tête… d’un surdoué

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Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et psychothérapeute.

Une émission passionnante était diffusée hier soir sur RTS, « Dans la tête… d’un surdoué ».

Vous pourrez y entendre le témoignage d’enfants HP, mais aussi d’adultes, et de professionnels éclairants sur le rapports des HP à la société, à l’école, à l’autre et y voir des expériences édifiantes avec des enfants HP et non HP.

Une intervention très pertinente de Carlos Tinoco sur la relation des HP au temps qui passe, au besoin de sens,  devrait faire écho dans l’esprit des membres de la communauté des « zèbres ». Et bien sûr les explications et les retours d’expériences toujours clairs et passionnants de Jeanne Siaud-Facchin : « on ne va pas chercher un chiffre de QI, on va à la découverte de soi », explique-t-elle en encourageant les parents de HP sujets au doute à oser passer un test!

Même si son point de vue est intéressant, l’intervention de Nicolas Gauvrit concernant la « victimisation » des personnes HP (le « stéréotype » d’élève HP en échec scolaire, malheureux), étude à l’appui, paraît sévère. Il nous semble important de rappeler à quel point de nombreux jeunes et moins jeunes HP souffrent d’un sentiment de malaise, d’une difficulté à trouver leur place à l’école, au travail et dans la société tout entière, et que cela entraine parfois, de manière évidente, décrochage scolaire et professionnel.

La souffrance de certains HP, en particuliers les HP non-identifiés, est indéniable, en témoigne la bouleversante histoire de Véronique qui parle de sa « plaque de Plexiglas », on vous laisse découvrir:

Le reportage en replay ici

 

 

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Ensemble pour les enfants précoces !

Ensemble pour les enfants précoces !

1300 familles s’unissent pour leurs enfants, rejoignez-les maintenant !

    Attention, plus que quelques heures

    Atteignons aujourd’hui l’objectif de 8.000 écoles informées sur l’enfant précoce et son accompagnement !

    Jusqu’à la fin de cette campagne, ce soir à minuit, toutes vos contributions seront entièrement affectées à l’information des enseignants sur la base de 3 nouvelles écoles informées pour 10 euros de contribution. 

    Grâce à vous, nous pouvons déjà informer

    7.363 écoles

    Notre prochain objectif est fixé à

    8.000 écoles

    Participez avant le 9 janvier et nous enverrons notre plaquette d’information sur l’enfant précoce et son accompagnement à l’école de votre choix. Ne tardez pas, le 9 janvier il sera trop tard !

    Je participe maintenant !

    Aujourd’hui, la situation des enfants précoces n’est pas toujours rose, notamment à l’école. Même si certains vont bien, d’autres rencontrent des difficultés, parfois lourdes de conséquences, car leurs besoins spécifiques ne sont pas pris en compte dans leur environnement.

    Harcèlement, ennui, décrochage scolaire sont le lot quotidien de milliers d’enfants chaque année ! En tant qu’adulte, peut-être avez-vous été confronté vous-même à ce genre de problème. Faut-il se résigner à l’accepter ou devons-nous agir pour que cela change ?

    Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation. Depuis 2002, Enfants Précoces Info travaille à une meilleure reconnaissance des enfants surdoués et soutient les familles dans leurs difficultés. Aujourd’hui, nous allons en faire plus avec vous pour aider tous les enfants précoces à s’épanouir, à l’école comme à la maison.

    Un objectif vital : l’information et la formation des enseignants !

    Pour faire bouger les choses, nous allons mettre en place un dispositif complet à destination des enseignants et des familles.

    Une plaquette d’information sur l’enfant précoce sera envoyée aux établissements scolaires

    Avec des professionnels compétents, nous allons éditer un document d’une trentaine de pages qui donnera des pistes et des outils pour mieux identifier et prendre en charge les enfants précoces à l’école. Cette plaquette sera envoyée prioritairement aux établissements que vous, contributeurs, aurez choisis puis à 5000 premiers établissements et plus encore si les moyens rassemblés le permettent.

    Le sommaire définitif n’est pas encore arrêté et sera établi dès la présente campagne de financement close, en partenariat avec les contributeurs et des experts. Y figureront cependant, entre autres, les points suivants :

    • L’identification des enfants précoces,
    • Les différents profils d’enfants surdoués,
    • Les troubles associés potentiels,
    • L’enfant précoce qui va mal, mais aussi celui qui va bien,
    • Comment satisfaire les besoins d’un enfant précoce,
    • Comment inclure l’enfant précoce dans la classe,
    • Ressources externes (adresses, professionnels, liens…),

    En outre, chaque page de la plaquette renverra le lecteur vers du contenu complémentaire sur Enfants Précoces Info pour approfondir le sujet. Ce document sera aussi rendu disponible en ligne, sous format électronique et imprimable. Nous donnerons la possibilité à ceux qui le souhaitent, parents ou enseignants de commander à tout moment sur le site des exemplaires papier supplémentaires de la plaquette.

    Soutenez notre projet maintenant et, si vous le souhaitez, nous informerons l’école de votre enfant !

    Nous enverrons à l’établissement de votre choix un exemplaire de notre plaquette d’information d’une trentaine de pages sur l’enfant précoce, son identification et ses besoins particulliers, complétées par des conseils très pratiques et concrets à l’attention des enseignants. Si vous préférez, nous vous ferons parvenir la documentation pour que vous puissiez la remettre en main propre à l’enseignant de votre enfant. Nous vous laisserons le choix de la méthode.

    C’est une occasion unique de toucher directement l’école de votre enfant, ne la laissez pas passer, dans quelques jours il sera trop tard !

    Je participe maintenant

    Un espace de formation et d’échange pour les enseignants sera mis en place sur Enfants Précoces Info

    Les enseignants de bonne volonté se sentent parfois sincèrement dépourvus face aux besoins d’un enfant précoce ou aux demandes des familles. Les pages de la plaquette renverront sur un espace dédié du site Enfants Précoces Info pour leur permettre d’évoluer dans leurs pratiques éducatives, de trouver des réponses à leurs interrogations, d’échanger leurs expériences avec des collègues impliqués dans la même démarche.

    Un annuaire des écoles sera mis à votre disposition

    Trouver une école adaptée aux besoins de son enfant, avec une équipe éducative bienveillante et à l’écoute n’est pas toujours facile. Nous publierons un annuaire des écoles pour vous permettre de trouver, près de chez vous, l’établissement qui pourra répondre à vos attentes, grâce aux avis motivés des lecteurs d’Enfants Précoces Info. Nous souhaitons aussi que cet annuaire incite chaque établissement à progresser vers une meilleure prise en compte des enfants précoces.

    Des experts répondront aux questions des enseignants et des familles

    Nous donnerons la parole à des experts reconnus dans leur domaine : psychologues, médecins, spécialistes de l’éducation… Vous pourrez leur poser vos questions et leurs réponses seront publiées à l’attention de tous les visiteurs d’Enfants Précoces Info. Ainsi, nous constituerons peu à peu une base de connaissance pointue et efficace sur toutes les questions qui touchent au haut potentiel intellectuel et à l’enfant précoce.

    La publication régulière d’articles de fond favorisera une meilleure information

    L’information autour du haut potentiel intellectuel est indispensable si l’on veut permettre qu’un plus grand nombre d’enfants précoces soient reconnus et pris en compte comme ils le méritent. Avec votre soutien, nous allons pouvoir multiplier la publication d’articles rigoureux et documentés tels que ceux-ci :

    Un annuaire des professionnels sera mis en ligne

    Quand une difficulté apparaît, que vous avez besoin d’aide, vous ne savez pas toujours vers qui vous tourner près de chez vous.  Nous metrons en place un annuaire répertoriant les professionnels compétents : psychologues bien évidemment, mais aussi auxilliaires de santé, graphothérapeutes, psychomotriciens… 

    Un espace sécurisé pour vos enfants et adolescents verra le jour sur Enfants Précoces Info

    Nos enfants et adolescents ont aussi besoin de s’informer et d’échanger, de partager leurs passions avec des jeunes qui leur ressemblent. Nous allons mettre en place un espace sécurisé et modéré qui leur sera dédié sur Enfants Précoces Info.

    Des rencontres et des événements pour les familles seront organisés

    Les rencontres conviviales sont généralement très appréciées et bénéfiques, tant pour les parents que pour les plus jeunes, car elles permettent d’échanger en toute franchise des expériences utiles. Nous allons multiplier l’organisation de rencontres familiales entre vous mais aussi venir à votre rencontre.

    Avec ce dispositif complet, nous allons tous ensemble faire avancer la cause des enfants précoces. Agissez à nos côtés maintenant !